Le monde entier a célébré ce samedi 22 mars, la journée mondiale de l'eau. Cette journée reste une journée de sensibilisation à une gestion durable des ressources en eau. Le thème choisi cette année est "la préservation des glaciers". Chaque année, la journée mondiale de l'eau met en lumière l'importance, combien cette source est essentielle pour le bien-être de la population. Aux Comores, l’accès à cette source vitale est toujours difficile et impacte la vie au quotidien.
Il est à noter qu'en 2015, la communauté internationale s’est engagée à atteindre l’objectif de développement durable (ODD) dans le cadre du programme 2030, à savoir que chacun ait accès à l’eau et à des services d’assainissement hygiéniques d’ici 2030. Sachant que la moitié de la population mondiale est confrontée à une grave pénurie d’eau pendant au moins une partie de l’année. C'est le cas de la population comorienne qui a du mal à avoir accès à cette source naturelle vitale.
Force est de constater que cet événement n'est pas célébré aux Comores. La société nationale d'exploitation et de distribution des eaux aux Comores (Sonede) s’est contenté de publier juste un message sur sa page Facebook. « En cette Journée Mondiale de l’Eau, la SONEDE rappelle l’importance vitale de cette ressource précieuse pour notre santé, notre environnement et notre développement économique. L’eau permet non seulement la vie des écosystèmes, mais elle est aussi essentielle pour notre bien-être et la croissance de nos sociétés. Protégeons-la et garantissons un avenir durable pour les générations à venir ».
Un message qui suscite des interrogations chez beaucoup de comoriens, devant cette crise de l’eau qui s’aggrave, malgré les annonces tambour battant d’une amélioration de la situation dans la capitale et ses environs depuis plus de deux ans. Car le calvaire continue. Les comoriens ont commencé le ramadan sans voir une goutte d’eau couler dans les robinets. La promesse qu’a fait le directeur général de la SONEDE n’est jamais tenue. Nous sommes entrés dans la dernière partie du ramadan et toujours pas d’eau. Et les clients de la SONEDE dans la capitale ont perdu tout espoir. « Si la SONEDE ne nous donne pas l’eau en ce mois de ramadan, il faut oublier », déplore Maira, une jeune femme du quartier Mboueni.
A rappeler, que depuis le lancement des travaux de réhabilitation et extension des deux citernes, la vente de l’eau est devenue un business très rentable. La SONEDE à travers cette vente continue d’engranger de gros bénéfices tout en oubliant que le comorien n’a pas vu de l’eau pendant deux ans. « Nous continuons à acheter de l’eau en jerricane et je vous dis que nous passons un ramadan trop difficile », avance Maman Rachida, une mère de famille du quartier Route Elbak.
Nassuf Ben Amad
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC