Les Comores à l’instar des autres pays du monde ont célébré ce 26 janvier, la journée mondiale de la douane. C’était l’occasion pour cette administration publique de présenter le travail remarquable effectué au cours de ces derniers mois et faire une prévision des actions pour l’avenir.
L’Union des Comores a célébré jeudi la journée mondiale de la douane. Ce grand évènement a été marqué par la présence du président de la république et de son gouvernement ainsi que de l’ensemble des douaniers du pays. « L’analyse des données au service de la gestion efficace des frontières », tel est le thème choisi pour célébrer cette journée de la douane.
Pour les douaniers comoriens, c’est l’occasion surtout de faire un travail d’analyse, d’inspection et de prévision des actions à mener tout au long de l’année, pour une meilleure qualité des services. « Le thème choisi cette année offre l’occasion de promouvoir des services permettant au gouvernement de disposer des indicateurs indispensables à la prise des décisions par rapport aux orientations stratégiques. Il s’agit là de la promotion de la collecte, de l’exploitation et de l’analyse des données statistiques pour une meilleures orientation de la politique de développement du pays », déclare Kamaldine Souef, le directeur général de la douane.
A l’occasion de cette journée, on a beaucoup parlé de la douane en chiffres. Actuellement, la douane comorienne comptabilise 370 agents, dont 35% des femmes repartis sur l’ensemble du territoire. Selon les données récentes compilées, 15 000 conteneurs ont débarqué cette année contre 11 000 en 2015. Les recettes douanières ont connu une croissance de 30% en 2016 par rapport à l’année dernière, et la moyenne mensuelle des recettes pour le dernier trimestre de 2016 est de 1 milliard 600, contre 800 millions en 2015.
Le directeur général de la douane a fait une mention spéciale au ministère des finances pour son accompagnement sans faille, son soutien permanent et ses conseils qui lui ont permis d’atteindre de tels objectifs. « La gestion efficace de nos frontières demande des instruments juridiques et techniques nécessaires en efficience, mais surtout un capital humain à se développer et à se spécialiser », montre-t-il. Dans ce contexte, la direction de la douane va mettre en place un programme d’urgence pour le renforcement des capacités et compétences de leurs agents.
Le ministre des finances reste convaincu qu’un travail remarquable a été fait, mais qu’il ne faut pas baisser les bras car les attentes sont nombreuses. « Il ne s‘agit pas la de leur jeter des fleurs mais on ne peut pas passer sous silence le travail formidable qu’ils ont bâti ainsi que les équipes de mon ministère pour ce deuxième semestre de 2016 pour la réalisation des résultats que nous avons obtenus en termes de collecte des recettes et de maitrise de la dépense publique. Mais le plus grand travail reste à faire », souligne Said Ali Said Chayhane, le ministre des finances.
Sur le thème en question, le ministre perçoit la statistique comme un outil de facilitation de la prise des décisions pour les autorités. « Grace aux statiques, les décideurs que nous sommes disposent d’un outil de traçabilité de la décision qui permet de corriger le tir et mieux orienter les objectifs de nos politiques afin de ne pas perdre de vue la nécessaires alliance de la rigueur, de la gestion, et de la réalisation de politique ambitieuse et réaliste. Il s’agit donc de mettre au service de la démarche politique, la démarche scientifique », avance-t-il.
Selon le ministre, la statistique peut contribuer à établir une étude transversale de tous les pays partenaires pour mesurer l’évolution de nos échanges avec l’extérieur. Elle peut être aussi un outil pour les partenaires bi et multilatéraux de s’enquérir de l’état de notre économie et donc d’attirer des capitaux, mais aussi un moyen efficace contre la fraude. Récemment, le parlement a voté le budget de l’Etat pour 2017 qui s’élève à 81 milliards, et 34 milliards doivent provenir de la douane. « On attend beaucoup de la douane comorienne. C’est montrer les attentes et l’espoir dont suscite cette administration », dit-il. Le ministre se dit disponible à accompagner toutes les réformes qui vont dans le sens de l’efficacité et de la réussite.
Quant au président de la République, il fait de la douane, l’instrument névralgique de la politique engagée par le gouvernement pour la sécurité et le développement du pays. Pour l’avenir, le chef de l’Etat voit la douane tripler ses recettes. « Au bout de 6 mois, la douane a doublé ses recettes. Pourquoi pas en 12 mois, le triple », lance Azali Assoumani. Le chef de l’Etat s’est aligné sur son ministre des finances pour montrer l’importance du thème choisi par l’Organisation Mondiale de la Douane.
« Notre pays est un pays insulaire et se trouve dans une position géostratégique très sensible qui exige une vigilance accru de la part de tous les services opérant à ces frontières et recourir lui aussi à l’analyse des données statistiques pour assurer une meilleur gestion de nos frontières afin de faire face avec efficacité aux velléités des malfaiteurs et des trafiquants », recommande le président de la République.
Mohamed Youssouf
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.