La Gazette

des Comores

Journée mondiale contre la drogue aux Comores : La jeunesse doit être préservée du fléau

Journée mondiale contre la drogue aux Comores : La jeunesse doit être préservée du fléau © : HZK-LGDC

Pour célébrer la journée mondiale de la lutte contre la drogue, le réseau national antidrogue (RéNAD) en collaboration avec l’OMS, a organisé un évènement à Ntsoudjini. C’était l’occasion pour ladite association de montrer à la jeunesse le danger de la drogue et des produits stupéfiants.


C’est sous le thème « Partagez des faits sur les drogues, sauver des vies » que la journée internationale de prévention contre le trafic et la consommation de la drogue a été célébrée dans le monde. Aux Comores, le Réseau national antidrogue (RéNAD) a choisi celui d’ « une jeunesse sans drogue » pour mettre du cœur à l’évènement. Cet évènement a bénéficié du soutien de plusieurs partenaires dont l’OMS. 

Le thème choisit répond justement au concours de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). Le RéNAD a parcouru l’ensemble des trois îles pour prévenir la jeunesse sur les places publiques et dans les écoles, sensibiliser les autorités ministérielles, communales, et à former une partie de la presse nationale, dans l’optique de renforcer la sensibilisation sur les dangers des produits stupéfiants dans le pays.

Dans son intervention, le président du RéNAD, Mab Elhad a expliqué que la drogue engendre toutes sortes de violences dans la société et la protection des enfants s’avère essentielle. « Certains d’entre eux, risquent de se retrouver confrontés à des problèmes d’exclusions, d’éducation et d’identité. Ils sont à la recherche d’un refuge, tombent dans le piège de la consommation des stupéfiants, avant de subir la marginalisation », précise-t-il.

Pour cet ancien directeur de la brigade mixte Anti-drogue, la solution pour mettre fin à ce fléau, c’est de revoir la politique nationale de lutte contre la drogue qui fait défaut. Conscient du travail important qu’il faut mener auprès des autorités et les différents partenaires, il encourage la révision du cadre légal et structurel, qui ont fait leurs preuves, mais délaissés depuis. « L’indispensable mise en place des structures nécessaires et la formation des psychologues spécialisés, en faveur d’un meilleur accompagnement sanitaire des usagers des drogues par injections intraveineuses (UDI) dont le dernier recensement qui date de 2017, avait estimé 167 cas avérés est l’une de leurs priorités », se rappelle-t–il.

Andjouza Abouheir

 

 


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