Les Comores ont célébré hier 1er mai la journée de travail. La Confédération des Travailleurs des Comores a mis l’accent sur le respect des textes en vigueur.
Les travailleurs comoriens ont célébré hier lundi la journée du travail. Comme à l’accoutumée, ils ont défilé de la place Karthala jusqu’à la place de l’indépendance. « L’émergence, c’est tout d’abord le respect des textes légaux », tel est le thème choisi cette année par la CTC pour célébrer cette journée. Et ils ont fustigé le non respect des textes dans le milieu du travail mais aussi dans d’autres domaines.
« Nous sommes dans un pays où les textes existent seulement dans les écrits mais dans les actions on ne les voit plus », déclare Chaabane Mohamed. Dans son intervention, il a pris l’exemple du statut général du fonctionnaire. Ce syndicaliste a montré que le fonctionnaire a droit à un avancement après deux ans de travail selon le code du travail. Mais aux Comores ce n’est pas le cas. Une question qui lui a permis de rebondir sur la grève des enseignants.
« Aujourd’hui on doit se battre pour avoir son droit. Si on voit aujourd’hui, les enseignants se battre pour obtenir leurs avancements, c’est vraiment regrettable, poursuit-il. La grève des enseignants devrait être une grève pour une augmentation de salaire mais pas sur leurs droits ». Et lui d’ajouter que « si aujourd’hui on veut aller vers l’émergence, on doit à tout prix respecter les droits des fonctionnaires ».
Dans ce sens, le secrétaire général de la CTC a interpellé les parlementaires pour dénouer cette crise. « Si cette grève continue, c’est vraiment une catastrophe. C’est pourquoi on vous appelle à réagir », lance Salim Soulaimane. Ce 1er mai, la CTC a célébré la fête du travail dans un contexte marqué par des licenciements massifs des jeunes (entre 5000 et 8000 selon les sources).
Selon des chiffres avancés par la CTC, le chômage chez les jeunes entre 18 à 35 ans se situe entre 49-50%. Et ils ont fait un retour en arrière sur la campagne présidentielle. « Le président de la République avait promis un jeune, un emploi. Aujourd’hui, arrivé aux commandes, nous sommes arrivés un jeune, un chômeur », martèle Chaabane Mohamed.
En ce 1er mai, la CTC demande le respect des textes régissant le travail en Union des Comores, le respect des accords signés entre employeurs et employés au niveau de l’Etat et dans les entreprises, un délai raisonnable pour l’application du décret signé par l’ancien président Sambi portant nouveaux indices pour toutes les catégories de fonctionnaires appliqué seulement à la santé et à l’Université, l’égalité des femmes et des hommes en matière de retraite, maintenir les droits acquis pour les salariés des sociétés d’Etat, le paiement des 9 mois d’arriérés de salaire pour les personnels du port de Mutsamudu et des emplois pour les 8000 licenciés et pour toutes les autres.
Mohamed Youssouf
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