Du ministère de l’intérieur au gouvernorat de Ngazidja, les autorités ont fait le déplacement sur les lieux du sinistre sans proposer rien de concret, du moins en ce qui concerne le gouvernorat.
Les violentes intempéries qui frappent les régions de Hambou et Bambao ont provoqué des inondations le soir du vendre dernier. A Nioumadzaha Bambao, les habitants des quartiers ont été sur le qui-vive, ce soir-là. Le rivière Mnapesini, le plus grand de la région car élargi par deux autres affluents, avait débordé et ravagé quelques maisons.
Les cinq familles sinistrées ont eu, le lendemain, la visite du gouverneur de Ngazidja Hassani Hamadi venu constater la situation. Dans un speech qu’il tenu juste à son arrivée, le premier magistrat de l’île a proposé la construction d’une digue dans les hauteurs du village afin de dérouter les eaux. Selon le secrétaire général de l’exécutif à qui nous avons demandé des détails sur ce speech du gouverneur, ce dernier présentera ce plaidoyer au cours d’une conférence prévue au Qatar « dans les jours à venir ».
Le jour même des inondations, vendredi soir, le ministre de l’intérieur était quant à lui à Mitsoudjé et à Bangwa dans le Hambou avec le parton de la gendarmerie nationale et l’équipe d’intervention de la sécurité civile (COSEP). A Bangwa 35 maisons ont été touchées par les inondations tandis qu’à Mitsoudjé la sécurité civile n’a enregistré qu’une maison inondée.
Il faut rappeler que ces intempéries font ressortir des mauvais souvenirs pour les habitants de la région. Fin avril 2012, une partie de Bambao et Hambou a été condamnée à une inondation qui a laissé des séquelles tant les dégâts étaient énormes. Rien qu'à Nioumadzaha, un des villages les plus touchés, les associations avaient recensé 150 familles sinistrées.
Des crues énormes, des glissements de terrain importants, des cheptels décimés, un grand poulailler parti en lambeaux, des écoles partiellement touchées, des routes détruites... ont alourdi le bilan. Vuvuni était le village durement touché. Tandis qu'à Mitsoudjé on a déploré deux morts. Cinq ans après, l’histoire est en passe de se répéter faute de mesures préventives adéquates de la part des gouvernants.
Toufé Maecha
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