La Gazette

des Comores

Insécurité : « L’État peut redonner aux Comoriens la tranquillité qu’ils méritent »

Insécurité :  « L’État peut redonner aux Comoriens la tranquillité qu’ils méritent » © : HZK-LGDC

Face à la montée de l’insécurité et de la criminalité dans le pays ces dernières années, le douanier Said Abdallah Salim a exprimé son inquiétude. Père de cinq enfants, il affirme ne pas pouvoir rester silencieux face à cette situation. Il a adressé une lettre au chef de l’État afin de lui faire part de ses préoccupations et de proposer trois mesures pour mettre fin à ce fléau.


« Je me permets de vous adresser cette lettre en tant que citoyen préoccupé par la montée de l’insécurité et de la criminalité dans notre pays. Ces derniers mois, les actes de vol, d’agression, de cambriolage et de violence urbaine se multiplient à Moroni, Mutsamudu et Fomboni. Cela touche nos familles, nos commerçants, nos étudiants et crée un climat de peur qui freine la vie économique et sociale. Les jeunes eux-mêmes expriment un sentiment d’abandon face à ce phénomène », peut-on lire dans sa lettre.

Il dit comprendre les contraintes budgétaires et structurelles auxquelles le gouvernement est confronté. Toutefois, selon lui, la sécurité demeure la première attente des Comoriens et des Comoriennes. « Sans sécurité, il n’y a ni investissement, ni éducation, ni confiance dans l’avenir », a-t-il souligné. À ce titre, il propose « trois axes d’action prioritaires » : renforcer la présence et les moyens de la police et de la gendarmerie, notamment par des patrouilles nocturnes régulières dans les quartiers sensibles et une meilleure dotation en véhicules et moyens de communication,  accélérer la justice en réduisant les délais de traitement des affaires pénales afin que les auteurs de crimes ne restent pas impunis, car « l’impunité nourrit la récidive », enfin, miser sur la prévention auprès de la jeunesse à travers des programmes de sport, d’apprentissage et d’insertion professionnelle dans les quartiers à risque, afin d’offrir une alternative à la délinquance.

Il a rappelé au président de la République que, dans chacun de ses discours, il insiste sur le fait que la stabilité des Comores passe par l’unité et la sécurité du peuple. Il lui demande ainsi d’en faire une priorité absolue dans les prochains mois. Il se dit convaincu que, sous son impulsion, « l’État peut reprendre la main et redonner aux Comoriens la tranquillité qu’ils méritent ».

Nassuf Ben Amad

 


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