À Bangoma, une cérémonie empreinte de fierté et d’espoir a consacré l’engagement de jeunes formés en couture traditionnelle et moderne. Soutenue par l’Ambassade de France aux Comores, cette initiative ouvre des perspectives concrètes d’insertion professionnelle et d’entrepreneuriat local.
L’Association culturelle des jeunes de Bangoma a organisé ce mardi 20 janvier, une cérémonie solennelle de remise d’attestations aux apprenants ayant suivi une formation en couture traditionnelle et moderne. Issus principalement des localités de Dargoubé et de Bangoma dans la commune de Mwalimdjini, ces jeunes ont vu leurs efforts récompensés à l’issue d’un programme axé sur le renforcement des compétences et l’autonomisation de la jeunesse. Chargée de symboles, la cérémonie a marqué l’aboutissement de plusieurs mois d’apprentissage et de pratique, au cours desquels les bénéficiaires ont acquis des savoir-faire techniques, mêlant tradition et modernité. L’objectif affiché, selon les organisateurs, est clair : permettre à ces jeunes de transformer leur passion pour la couture en une véritable opportunité économique, capable de générer des revenus durables.
Mis en œuvre avec l’appui de l’Ambassade de France aux Comores, le projet s’inscrit dans une dynamique plus large d’insertion socio-économique des jeunes. Il vise à lutter contre le chômage et la précarité en dotant les participants de compétences professionnelles directement exploitables, favorisant ainsi l’auto-emploi et l’esprit d’initiative. Présente à la cérémonie, Hania Soibaha M’déré, coordinatrice régionale du FEF-OSC et responsable du suivi-évaluation, a salué le sérieux et la détermination des apprenants. Elle a souligné que cette formation constitue un levier important pour la création d’emplois et le développement de l’entrepreneuriat local, contribuant de manière significative au dynamisme économique des communautés concernées.
Du côté des bénéficiaires, l’enthousiasme était palpable. Faïlati Mohamed, l’une des jeunes certifiées, n’a pas caché sa satisfaction : « Grâce à cette formation, j’ai acquis des compétences que je n’imaginais pas maîtriser. Aujourd’hui, je peux envisager de créer ma propre activité de couture et contribuer à l’économie de ma famille et de mon quartier », a-t-elle confié. À travers cette initiative, l’Association culturelle des jeunes de Bangoma démontre une fois de plus que la formation professionnelle, lorsqu’elle est bien encadrée et soutenue, peut devenir un véritable moteur d’espoir et de développement pour la jeunesse comorienne.
Riwad
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