Après les fortes pluies qui se sont abattues sur la région de Mledjelé et celle de Moimbao il y a une semaine, des glissements de terrain et des arbres arrachés ont rendu impraticable cette route, l’unique qui relie Nioumachoi et Fomboni. L’ampleur des dégâts n'a pas laissé indifférent Afretane Yssoufa ministre de l’aménagement en charge des infrastructures.
Le ministre de l’aménagement Afretane Yssoufa, accompagné d’un ingénieur en génie civil chargé de la base des données routières en Union des Comores et l'assistant du directeur technique chargé du fonds routier, se trouve à Mohéli depuis mercredi dernier pour constater de visu les dégâts causés par les récentes intempéries avant de retourner à Moroni avec des propositions concrètes.
Malgré les travaux de deux jours qui ont permis de désengorger un peu cette route et permettre la reprise de la circulation des personnes et des biens dès le mercredi, beaucoup reste à faire. « Le chef de l’Etat nous a recommandé de venir sur le terrain constater les dégâts et faire des propositions permettant d’améliorer la circulation » a fait savoir le ministre.
Il convient de souligner que la route Miringoni-Ouallah construite il y a juste six ans par l’entreprise Colas ne cesse de subir des dégradations. « Il n'y a pas eu assez d’entretien ce qui fait que les eaux, au lieu de ruisseler dans les canaux prévus à cet effet, s’éparpillent directement sur la surface de la chaussée et stagnent » a-t-il expliqué avant de poursuivre : « s’ajoutent des talus qui ne sont pas stables et ont causé les éboulements ». Il s’agit donc, pour le ministre, d'une mission d’évaluation afin de prévoir des mesures de renforcement des travaux sur cette route.
Il convient de rappeler encore qu’à deux ans seulement de la fin de ces travaux de désenclavement de cette région, cette route sous financement de l’Union Européenne, a connu une fracture de presque un kilomètre de long, près de 40 cm de large et un mètre de profondeur la traversant sur la zone dite « ha ma Souma » à 3 kilomètres de Ouallah-I et qui a rendu jusqu’à alors le passage difficile à cet endroit.
L’autre tronçon qui va de Ouallah-I à Nioumachoi refait depuis l’époque Djohar, présentant un état de délabrement avancé et celui de Nioumachoi-Wanani en plein projet de réaménagement restant encore impraticables, ce qui tend à enclaver de nouveau cette zone la plus productive de l’île en produits vivriers.
Riwad
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