Une initiative saluée par la direction des statistiques. Selon les bénéficiaires, ce matériel devrait faciliter le travail du personnel notamment dans la programmation et l’enregistrement des listes jusque-là analogiques.
« Nous avons remis ce matériel à l’INSEED pour leur permettre d’enregistrer les données et de les dévoiler d’ici un mois », explique le représentant de l’UNFPA, Dr Mahamoud Said. L’enregistrement des données statistiques effectuées par le personnel posaient jusque-là problème. Selon le représentant de l’UNFPA, ces machines devront permettre d’établir un tableau bien détaillé du chiffre de la population comorienne repartie selon les catégories. « La première des choses, c’est de savoir le nombre total de la population comorienne, déterminer l’effectif de la jeunesse, le nombre d’enfants, c’est la première initiative », explique le Dr Mahamoud Said. Des données tirées dans ce processus devraient permettre au pays de se préparer dans les prochaines échéances économiques, sociales, démographiques et électorales. « Nous visons l’émergence. Mais nous ne pouvons pas espérer un pays émergent si nous n’avons pas les données démographiques fiables qui nous permettront de savoir comment nous préparer et c’est la base même du recensement », a-t-il poursuivi.
Pour le représentant de l’UNFPA, c’est une initiative qui devait permettre au pays d’avoir une vision de base pour tout programme à mettre en place dans les différents secteurs. Pour le directeur de l’INSEED, Ahmed Djoumoi, ce nouveau matériel informatique devrait permettre d’actualiser les données en temps réel, ce qui permettra d’accompagner le travail effectué par des faits réels. « En 2016, nous avons préparé tous les papiers et entre 2016 et 2017, nous avons élaboré la cartographie pour la mise en place de la manière à mener le travail », a-t-il rappelé. « Nous avons prévu de finir notre travail d’analyse d’ici le mois de juillet et donner des chiffres provisoires à nos partenaires, au Gouvernement et à la population », insiste le Directeur de l’INSEED. Des données qui vont permettre notamment de fournir des chiffres sur le taux de natalité et de mortalité, le nombre d’enfants scolarisés, l’évolution économique et les demandeurs d’emploi selon Ahmed Djoumoi.
Ce dernier assure que d’autres chiffres seront remis au ministère de la Santé afin de planifier les procédures de vaccination, de planification familiale et au ministère de l’Education sur le nombre d’enfants en âge d’être scolarisé. Pour Ahmed Djoumoi, les Comores ont un large retard sur les procédures de recensement. Il explique que les recommandations des Nations-Unies imposent l’opération tous les dix ans. « Le premier recensement après l’accession à l’Indépendance est fait en 1980, puis le deuxième en 1991, le troisième en 2003 et le quatrième en 2017 ». Ce dernier explique que l’opération nécessite beaucoup de moyens et que le bureau des statistiques rencontre des difficultés énormes pour rassembler les fonds requis.
Pour ce qui est du personnel, le directeur affirme que le bureau a du mal à avoir un personnel qualifié pour l’opération de recensement. « Nous avons du personnel expérimenté en la matière car ils ont effectué deux séances de recensement (1991 et 2003). Mais dans le processus, nous avons besoin de beaucoup de personnels comme lors de la dernière opération où nous avions besoin de 1470 personnes pour le territoire national et on a eu du mal. On a recruté en fonction du niveau (bac +2) et on les a formés pour être opérationnel », explique le directeur. Ahmed Djoumoi a salué les efforts fournis par tous les partenaires dans le déroulement du processus.
A.O Yazid
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