Dans la nuit du mercredi 9 Octobre, 6 maisons ont pris feu au quartier Caltex au sur de Moroni. Aucune perte humaine n’a été enregistrée mais un lourd bilan des dégâts matériels. Les victimes regrettent la négligence d’une part et saluent la persévérance des jeunes du quartier qui ont aidé à éteindre les flammes. D’autre part, un témoin remet en cause l’urbanisation sauvage de la capitale et appelle à plus de responsabilité des uns et des autres pour ainsi entamer une phase qui aiderait à lutter contre ce genre d’incendie.
Il était 19heures dans la nuit du mercredi dernier lorsqu’un feu s’est déclenché à Moroni Caltex, un quartier populaire situé au Sud de la capitale. Six maisons en double tôle au total ont été dévastées mais aucune perte humaine n’est à déplorer. D’importants dégâts matériels sont enregistrés laissant 6 familles sans abri. L’intervention tardive de la sécurité civile et des forces de l’ordre, n’a pas empêché les habitants du quartier aidés par des passants, de se mobiliser pour éteindre les flammes, ce qui n’était pas facile, et l’opération a duré jusqu’à plus d’une heure selon des témoins oculaires.
Pris de panique, Kazal Kamalidine, une des personnes touchées, s’en remet à Dieu en lui rendant grâce. « Il n’y’a eu aucune perte humaine mais ma vie a été détruite par le feu. Il ne me reste plus rien. Tout a brûlé mais fort heureusement qu'il n’y avait personne à l’intérieur de la maison», nous raconte-t-il tout abattu. Notre interlocuteur fait savoir que le feu s’est déclenché d’abord dans la maison du milieu avant de se propager aux cinq autres maisons environnantes. « Comme les toits étaient contigus, le feu a progressé rapidement. Et c'était difficile d’arrêter les flammes, détruisant six maisons. C’est grâce aux jeunes du quartier qu’on a pu l’éteindre sinon ça aurait fait plus de dégâts », ajoute-t-il.
Regrettant qu’il n’y a pas eu intervention de la Direction Générale de la Sécurité Civile et ce malgré l’alerte donnée. « Peut-être qu’il n’y avait pas d'eau dans leurs camions anti-incendie ou que ces derniers étaient en panne, ce qu’ils ont l’habitude de dire chaque fois qu’ils sont appelés. Ce que je peux dire, la sécurité civile n'a pas répondu à nos appels », déplore-t-il. Ce qui aurait indigné les jeunes du quartier dont la réaction a été de s’en prendre au siège du COSEP par des jets de pierres.
A Moroni, plus précisément dans les nouveaux quartiers en tôle les incendies font des ravages. Pour cause l’urbanisation sauvage de la ville. Trouvé sur les lieux de l’incendie, Monsieur Ali Soilihi estime que « il est temps que le service d’urbanisation et la mairie ainsi que tous les acteurs du secteur prennent les choses en main ». « J’admets que la direction de la sécurité civile ne fait pas son travail mais nous, population, avons une part de responsabilité. Nous construisons nos maisons sans laisser aucun passage et sans prendre en compte les cas de catastrophe et/ou d’incendie », dit-il en montrant qu’à Moroni, dans les nouveaux quartiers qui poussent comme des champignons, « dès qu’une maison prend feu les autres brulent en quelques minutes.
Déplorant la manière dont on construit, Ali Soilihi montre que dans ce nouveau quartier, « une fois qu'il y aura un incendie, il serait difficile d’évacuer les personnes n’en parlons pas une intervention des camions d’eau de la sécurité civile pour éteindre les flammes ». Ce dernier appelle chacun à prendre ses responsabilités au niveau de l’urbanisation des quartiers et d’instaurer « une bonne manière de construire », au service d’urbanisme et à la mairie de la capitale de faire en sorte qu’une telle politique soit mise en place.
Nassuf Ben Amad
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