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des Comores

Inauguration du nouveau bâtiment de la Bcc / Une nouvelle ère s'ouvre

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Inauguration du nouveau bâtiment de la Bcc /  Une nouvelle ère s'ouvre © : HZK-LGDC

La banque centrale se dote d'un nouveau bâtiment flambant neuf et un espace muséographique. Une nouvelle ère pour la banque des banques qui entend s'ouvrir à des partenaires bancaires de la région, d'après son gouverneur qui souhaite faire de son institution une référence en matière de formation.


La banque centrale des Comores a procédé hier mardi à l’inauguration d'un nouveau bâtiment. Une cérémonie à laquelle ont pris part outre, le président de la République et une brochette de personnalités politiques, religieuses et civiles de la place, mais aussi des représentants des institutions bancaires internationales et régionales – la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) – la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) – la Banque de France et de la Monnaie de Paris.

« Nous avons souhaité donner à cette cérémonie une dimension nationale et internationale afin de marquer l’importance que revêt le secteur bancaire dans le développement de notre pays », a indiqué Younoussa Imani gouverneur de la Bcc. Le patron de la banque centrale a affiché son ambition d'ouvrir son institution dans son environnement régional pour, dit-il, des échanges d’expérience et de bonnes pratiques.

« Notre partenariat avec nos institutions sœurs la BCEAO et la BEAC aura une forme concrète avec la mise en place aux Comores pour la première fois d’un centre de formation destiné aux agents des trois institutions, mais aussi au personnel des banques et établissements financiers et aux institutions publiques comoriens », a-t-il assuré, ajoutant qu'il souhaiterait faire de la Bcc une référence nationale et régionale en matière de formation dans la profession bancaire et financière.

« Il y a 13 ans de cela, vous avez œuvré dans le sens de casser le monopole du secteur bancaire en facilitant la demande d’agrément de la plupart des établissements bancaires ici présents », a-t-il rappelé. « Je me réjouis de constater qu’aujourd’hui, nous comptabilisons une dizaine de banques, d’établissements financiers et de micro-finance, dont les demandes d’agrément ont été initiées durant la période de mon premier mandat comme Président de l’Union des Comores. Je fais allusion à l’Exim Bank, à la BFC, à la SNPSF, à l’Union des Mecks et aux Sanduks », a renchérie le chef de l'État. Le colonel Azali Assoumani est convaincu que l’arrivée de ces nouvelles banques a profondément bouleversé le système bancaire comorien.

Une politique d'ouverture mise en place depuis 2004 et qui ne tardera pas à porter ses fruits avec la multiplication du crédit par 8, passant de 10 milliards de Fc en 2005 à 80 milliards aujourd’hui. Le chef de l'État reconnaît les difficultés multiformes que rencontrent les banques de la place, tant en matière de gouvernance, d’actionnariat que de respect de la loi bancaire. Et que le gouverneur de la Bcc, s'est vu confier la mission de faire le ménage dans le secteur.

« Nous avons pu résoudre certaines des situations qui auraient tourné au pire et sommes confiants que des solutions seront trouvées pour les autres problèmes », se réjouit Dr Younoussa Imani. Tout n'est pas négatif à en croire le locataire de Beit-Salam, siège de la présidence, qui a donné une mention particulière à la première banque des Comores en termes de dépôts et de crédits qui n'est autre que l’Union des Mecks.

« Lorsque nous avons eu l’idée en 2004 de créer les Mecks et les Sanduks, nous avions à l’idée à l’époque de créer des instruments de petits crédits au bénéfice des plus démunis, qui ne disposaient pas de garanties bancaires suffisantes pour pouvoir s’adresser à des grandes banques », a-t-il indiqué.

Et d'ajouter : « grande fut ma belle surprise que notre bébé d’il y a dix ans est devenu aujourd’hui la première Banque des Comores en termes de dépôts et de crédit ». Avant d'inviter les banques « levier en matière (…) de politique de crédit », dans son engagement de mettre le pays sur la voie de l’émergence d’ici à l'horizon 2030.

 

Maoulida Mbaé

   

              


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