La Gazette

des Comores

Inauguration de la nouvelle centrale électrique / Le début d'« une ère nouvelle pour les Comores »

  •  
  •   admin
Inauguration de la nouvelle centrale électrique / Le début d'« une ère nouvelle pour les Comores » © : HZK-LGDC

La nouvelle centrale électrique est officiellement inaugurée hier matin au cours d'une cérémonie aux allures d'un meeting politique. Une centrale acquise pour la bagatelle de sept milliards fc, et qui annonce le début d' « une ère nouvelle », tranchant avec les longues années de délestage qui avaient plombé toute l'économie du pays.


Il était 11h13 quand le chef de l'État appuie sur le bouton de commande de la toute nouvelle centrale électrique de Voidjou. Un acte qui symbolise le « début d'une ère nouvelle pour les Comores », comme l'a indiqué Olliaro Bernard le directeur d'exploitation de la nouvelle centrale dépêché par la société Caterpillar France, pour le suivi et la formation des techniciens de la Ma-Mwe.

Dès sa descente de son 4x4, le président de la République affiche un air de vainqueur tout comme le discours triomphaliste qu'il a prononcé à l'occasion d'une cérémonie haute en couleur qu'il qualifie de « rendez-vous important du mandat » que les comoriens lui ont confié.     

Le colonel Azali Assoumani ne s’empêche pas de savourer à l'instant même une victoire à l'arrachée d'un « un engagement », pris devant son peuple de mettre un terme aux délestages récurrents du courant, de leur garantir la fourniture régulière de l’électricité. Fier d'avoir non seulement su placer le secteur de l’énergie au cœur de ses priorités et d’en faire un enjeu majeur du développement socio-économique de son pays.

Mais surtout fier d'avoir pu honorer « une dette morale, une dette politique, une dette sociale » et qu’il est venu « aujourd’hui, avec le gouvernement et les dirigeants actuels, par l’aide d’Allah, payer (…) devant la communauté nationale, devant les agents de la Ma-Mwe et devant nos partenaires au développement ».

Même euphorie pour le vice-président chargé de l’énergie Djaffar Ahmed Said pour qui, sept mois après avoir pris la presse à témoin qu'il sera dit-il, le ministre de l’énergie : « nous y voilà entrain d'inaugurer la nouvelle centrale ».    

Le président de la République pense que son « pays a raté à plusieurs reprises, des rendez-vous avec lui-même, privant ainsi ses enfants, du droit le plus élémentaire au bien-être ». Notamment l’ « énergie qui, dans un pays, est tout simplement la colonne vertébrale et la pierre angulaire du développement, dit-il, rien, absolument rien n’est envisageable, quelque soit la motivation des uns ou des autres, sans une énergie électrique stable, accessible et à un prix raisonnable ».

Le colonel Azali Assoumani fait savoir que le gouvernement a rempli sa part du contrat et appelle les autres à assumer les leurs. Il faut entendre par là, le personnel de la société Ma-Mwe. « Fini les agents payés à ne rien faire, avec une conséquence grave sur la trésorerie d’une société très malade », martèle le locataire de Beit-Salam. Mais aussi aux clients de la société qu'il appelle à tourner volontairement la page de l’impunité qui sera d'après-lui, de l’histoire ancienne. « Le civisme doit être notre mot d’ordre et notre principal leitmotiv si nous voulons réellement laisser en héritage à nos enfants un pays digne de ce nom, où il fait bon vivre », a-t-il poursuivi.

« Aujourd'hui on espère qu'on a enterré à jamais l'obscurité », a déclaré le gouverneur de Ngazidja Hassane Hamadi qui a demandé au public et à obtenu une ovation pour le président de la République, le surnommant le colonel de l'espoir.

« Vous avez réussi là où tant d'autres ont échoué », a lancé Abdou Said Mdoihoma du comité de direction de la Mamwe en direction du chef de l'État. « Aujourd'hui les contours d'un vrai État se dessinent car sans énergie point d’État », a renchéri, Djoumoi Said Abdallah président de l'association des Maires de Ngazidja pour qui chacun devait être le gardien du patrimoine national.

« Ce dimanche sera sans doute une date charnière de notre histoire politique contemporaine. Elle marquera le jour où s’est concrétisée une décision majeure et particulièrement lourde, prise et assumée par l’État comorien seul », a conclu le président de la République.

 

Maoulida Mbaé

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

Commentaires (0)