La Gazette

des Comores

Imbroglio autour d’une circulaire

Imbroglio autour d’une circulaire © : HZK-LGDC

La note circulaire du 03 septembre, signée par le secrétaire général du ministère de la santé, exigeant la présentation d’un carnet de vaccination à l’entrée en Union des Comores a été suspendue par la ministre elle-même, ce 14 septembre, « jusqu’à nouvel ordre ».


Le secrétaire général du ministère de la santé, Jean Youssouf avait signé une note circulaire, le 03 septembre dernier. Celle-ci exigeait, à partir du 15 septembre, la présentation d’un carnet de vaccination, à toutes les frontières de l’Union des Comores. Le document administratif avait omis de préciser quels étaient les vaccins exigés, et quels étaient les pays concernés.

 

Une source du ministère de la santé, jointe au téléphone, la semaine dernière avait indiqué qu’il s’agissait du vaccin contre la fièvre jaune et contre la méningite. Pour ce qui est des territoires concernés, c’était flou. Le ministre des affaires étrangères, Souef Mohamed El-Amine avait lui même indiqué que la note était vague, et qu’une autre plus précise allait voir le jour au retour du secrétaire général de la Santé, qui était alors en mission à Maurice. Il a quand même tenu à préciser qu’elle ne concernait ni Mayotte ni la diaspora vivant en France. En fait, toujours selon lui, « la note devait cibler un certain nombre de pays dans un cadre spécifique de réciprocité, en Afrique Australe par exemple, il y a des pays qui nous refusent l’accès si nous ne sommes pas munis du carnet jaune mais d’autres ne l’exigent pas », avait-il dit la semaine dernière. Il avait ajouté « que d’ici 3 jours, le secrétaire général de la santé allait rédiger une deuxième note plus spécifique ».

 

Mais en fait de note plus spécifique, les citoyens comoriens ont appris le 14 septembre dernier « que celle-ci était suspendue jusqu’à nouvel ordre ». Le pourquoi du comment, personne ne le sait. La décision de suspendre la fameuse note émane de la ministre de la santé. Pourtant certaines compagnies avaient déjà alerté leurs passagers et certains s’étaient d’ores et déjà souscrits à l’exigence du ministère de la santé.

 

Au ministère de la santé, il y a comme un goût d’amertume. Certains étaient persuadés du bien-fondé de cette note. Ils avaient avec eux, le Règlement Sanitaire International. Et se préparaient déjà à installer un service sanitaire à l’aéroport international de Hahaya. « Notre rôle c’est de protéger la population comorienne, et cette mesure allait dans ce sens », a regretté une source autorisée. Plusieurs dignitaires du régime, à l’en croire, ont exigé l’annulation de la note. Sauf que la décision de la ministre de la santé parlait plutôt de « suspension jusqu’à nouvel ordre ». Réponse de notre interlocuteur : « nouvel ordre veut dire l’éternité sous nos cocotiers ».

 

Fsy

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.