La Gazette

des Comores

Idriss Sanndi et le service d’immigration sur le fond d’un conflit de compétences

Idriss Sanndi et le service d’immigration sur le fond d’un conflit de compétences © : HZK-LGDC

Idriss Saandi et le service d’immigration se font front. Le premier accuse le ministre de l’intérieur d’être influencé par un étranger et le service public répond en regrettant les propos de l’avocat. Pour justifier le refus d’entrée du client de maitre Idriss, le chef de l’immigration dit que ce dernier n’avait pas les conditions requises pour entrer sur le territoire.


Sur une vidéo sur sa page Facebook, Me Idriss accuse le ministre de l’Intérieur de « recevoir des ordres d’un citoyen turc » qui est aux Comores. Une vidéo qui a aussitôt enflammé la toile. Dans ses propos, il accuse un certain Haidar d’influencer certaines autorités comoriennes dans certaines décisions. A l’origine de ce coup de gueule, il s’agit d’un dossier entre ce Haidar et un autre turc qui voulait venir investir aux Comores, selon lui. « Ce Haidar a influencé d’une manière à ce que mon client n’ait pas un renouvellement de son visa. Il a donc contacté ceux qui détiennent le service d’immigration pour leur dire de ne pas lui renouveler. Le frère de mon client lui aussi n’obtient pas de renouvellement. Le ministre de l’intérieur comorien, Kiki a reçu l’ordre de Haidar de ne pas renouveler le visa à ces gens-là », confirme maitre Idriss Saandi regrettant que le frère de son client, marié à une comorienne ne bénéficie ni d’un renouvellement ni d’une obtention de la nationalité comme stipule dans le code. L’avocat parle d’un traitement cruel et inhumain face aux citoyens turcs sur le territoire comorien.

Après cette sortie, la direction de la sureté nationale est montée au créneau et dit regretter les accusations portées par l’avocat à l’endroit du ministre de l’Intérieur, Mohamed Daoudou. Pour revenir sur les faits, le service de l’immigration du ministère de l’intérieur rappelle que les personnes en question ne remplissent pas les conditions pour entrer sur le territoire. Ali Bacar Hamadi, chef de département de l’immigration laisse entendre que « pour entrer dans le territoire comorien, il faut avoir un passeport valide, une invitation officielle ou un visa et un billet aller-retour », des documents dont selon lui, « le turc en question ne remplissait pas ».

« Je tiens à vous rappeler ici que ce n’est pas la première fois qu’on renvoie des personnes à l’entrée de nos frontières. Tous ceux qui ne remplissent pas les conditions requises dans les textes nous ne les laissons pas entrer et c’est le cas dans cette affaire dont on accuse le ministre de l’intérieur d’être responsable », explique le chef de département de l’immigration pour qui la décision ne relève que de ses compétences.

Pour amplifier et préciser sur les pourquoi du comment des citoyens étrangers sont renvoyés, Abidina Bourhane, chef de la surveillance du territoire, laisse entendre que des suivis à l’intérieur du pays peuvent se faire pour connaitre les raisons et motivations de ces gens. Le service d’immigration rappelle en effet que « même ce Haidar en question a des  problèmes et n’arrive pas à obtenir un séjour ». Le dossier n’est pas si compliqué mais qu’en est-il du fond ?

A.O Yazid

 


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