Ibrahim Abdallah et Chamsoudine Soulé placés en détention depuis le 30 janvier viennent de retrouver la liberté provisoire. Une information confirmée par leur avocat Me Ahamada Baco qui avait justement interjeté appel sur cette affaire de détournement des fonds présumé.
L'ancien directeur de la société national des postes et des services financiers (Snpsf) Ibrahim Abdallah et l'agent comptable de Comores Telecom Chamsoudine Soulé, placés en mandat de dépôt depuis le 30 janvier viennent de recouvrer leur liberté depuis ce mardi après-midi. Ils sont libérés sous « condition », d'après leur avocat Me Baco qui a confirmé l'information.
« La Cour Suprême des Comores a lu et appliqué la règle de droit. Conséquence, mes clients ont retrouvé leur liberté. Ibrahim Abdallah et Chamsoudine Soulé. L'expérience de Maître Harimia Ahmed a été déterminante », a-t-il publié dans les réseaux sociaux sans rien ajouter. Les deux cadres et un autre de cette société d'État des télécommunications ont été placés en détention à la maison d'arrêt de Moroni et poursuivis pour « détournement présumé de derniers publics, faux et usage de faux en écritures et complicité ». Un dossier qui porte aussi sur une affaire de surfacturation de pylônes et dont l'ancien patron de la société Ibrahim Abdallah avait déjà fait les frais en étant écroué une première fois avant d'être relâché.
L'affaire remonte en 2011 quand la Cour des comptes s'est saisie de deux affaires des deux sociétés d'État. La première affaire concernait Ibrahim Abdallah et deux complices dont un agent de Comores Télécom, accusés de toucher des pots de vin dans l'achat de plus de 1500 ordinateurs vendus à des clients à crédit. La deuxième affaire concernait la surfacturation de pylônes de Comores Télécom. Une affaire qui avait impliqué deux anciens directeurs de la société. On parle de 68000 euros de préjudice.
Si Abiamri et Charikane ont été relâchés après audition à la gendarmerie nationale, Ibrahim Abdallah passera en ce temps là par la case prison, avant d'être libéré et que l'affaire soit classée. On ne sait pas justement si cela sera encore le cas pour cette nouvelle mise en liberté des présumés coupables dans ces affaires aux multiples rebondissements.
Maoulida Mbaé
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