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Hôtellerie : Karthala rouvre ses portes, la trésorerie s’excuse

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Hôtellerie : Karthala rouvre ses portes, la trésorerie s’excuse © : HZK-LGDC

Fermé lundi 30 octobre par le trésor public, Kathala International Hôtel vient d’être rouvert par les mêmes services qui l’avaient fermé. Quand la victime renonce à l’idée de porter plainte, il tient toutefois à ce que la trésorerie, qui a « avoué s’être trompée », lui présente des excuses publiques.


L’annonce a été faite hier devant la presse par le patron de l’hôtel, son avocat, et ses collègues du secteur privé. Pour Me Aycham Itibar, outre les procédures de recouvrement qui ont été bâclées, il y a eu une erreur juridique très grave car « la dette n'est pas celle de la société Mohsine qui gère cet hôtel, mais celle de Fatma Omar. Donc juridiquement c'est une erreur grave ». « La deuxième erreur ils ont envoyé un avis de recouvrement sans avoir vérifié s'il y a eu paiement ou pas. Ils ont ensuite procédé à la fermeture de l'hôtel. C'est un abus d'autorité des agents des impôts qui ont violé le code des impôts » poursuit-il.

Les trois jours pendant lesquels l’hôtel a été fermé ont sans doute porté des préjudices et à l’établissement et à l’image de l’homme d’affaires. Ce que tiennent à dénoncer « très vigoureusement », les opérateurs privés qui se disent inquiets sur la façon dont sont menées des affaires similaires. « Je pense qu’il y a une grosse méconnaissance des textes par les agents de l’administration », s’emporte Ali Mohamed Mahamoudou, ce patron de l’entreprise CBE et président de la Nouvelle Opaco qui préconise « un changement d’attitude » de la part desdits agents.

A la question de savoir si le patron de Karthala Hôtel compterait porter plainte pour éventuellement être dédommagé, Omar Mouhsine pense que porter devant le juge cette affaire pour laquelle il n’a pas souhaité communiquer la valeur des préjudices à la presse, est une « peine perdue ». La raison : « Cela peut se faire dans un pays où l’on accepte que l’Etat peut être poursuivi », a-t-il ironisé, non sans rappeler une ancienne affaire qui l’opposait à la banque postale, « parce qu’elle est une société d’Etat ».

Le président du Modec lui, estime que la fermeture d’une société privée, moyen ultime des services publics pour recouvrer leurs créances, est une pratique malsaine qu’il faut bannir. « Comment peut-on forcer quelqu’un à cesser ses activités et en même temps lui forcer à régler ses factures ? », tonne celui qui persiste et signe que « si besoin est, seul le receveur aux impôts peut procéder à une fermeture, et non pas un ministre, encore moins le chef d’état-major ». Sans risque de se tromper, on peut déduire que le président du Modec blâme par là, la fermeture manu militari de l’hôtel Karthala.   

 Karthala International Hôtel a été fermé lundi dernier par la trésorerie à cause d’une somme dérisoire s’élevant à 43 millions de nos francs. Les discussions entre les deux parties étaient  « animées pour ne pas dire musclées » selon le président de la Nouvelle Opaco. De fil en aiguille, ce dernier suivra le dossier jusqu’à rencontrer le trésorier payeur général lequel, après présentation de pièces par M. Mouhsine, finira par se rendre compte (mercredi, Ndlr) que le montant de la discorde a été bel et bien réglé, par compensation a-t-on appris.

 

Toufé Maecha

 

 

 

 

 


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