Le premier président du Syndicat National des Journalistes aux Comores a rendu l’âme le 12 décembre à son domicile à Malouzini. Les responsables de la presse comorienne pleurent une personne généreuse, disponible et ambitieuse.
Une mort suspecte, et prématurée qui est difficile à digérer. Ali Abdou, jeune journaliste premier président du Syndicat National des Journalistes aux Comores a été retrouvé mort à son domicile à Malouzini. Pour les journalistes, il est une étoile éternelle et restera à jamais dans leurs cœurs. Les responsables de la presse comorienne parlent d’une humainement bon. « Je retiens de lui, l'humain et le bon vivant. Ali Abdou est tout simplement un être d'ambition et très dévoué à son métier. Je suis même persuadé qu'il avait porté l'avenir du syndicat à coeur plus qu'un président qui gouverne un pays. Nos discussions liées au développement et la promotion des droits des journalistes me manqueront », montre Sultane Abdourahmane, le directeur de la publication d'Alfajr, avant d’ajouter que « le dernier jour qu’on s’est vu, on parlait de mariage et de son projet de fonder une famille. Il m'a conseillé de m'acheter une voiture d'abord. Rire. Qu'Allah lui pardonne ! Oui je suis de ceux qui pensent que la lumière soit faite sur les circonstances de sa mort. Nous avons quand même droit à la vérité. Il était jeune et avec un titre à envier. Ali avait l'avenir prometteur et il était de ceux qui osaient dénoncer et critiquer l'injustice ».
De son côté, l’actuel secrétaire général du Syndicat National des Journalistes aux Comores a retenu sa disponibilité pour les autres et l’engouement de travailler. « Il était non seulement mon confrère et collègue mais aussi et surtout un ami et confident. Depuis fin 2019 que nous avons lancé le combat de la création du syndicat national des journalistes aux Comores (Snjc), il s'est engagé à la cause. C'est pourquoi d'ailleurs, nous l'avons élu premier président du SNJC le 17 février 2020, indique Chamssoudine Said Mhadji, le secrétaire général du Snjc. Il était toujours au-devant pour soutenir et défendre les confrères et consœurs ». Ce jeune journaliste d’Al-watwan a gardé chez Ali cette image d'un président, d’un jeune leader charismatique qui a impressionné par son style de leadership et son courage de travailler tous les jours. « Il reste pour moi comme pour tous les journalistes une "étoile éternelle". Pour sa mort, je suis parmi ceux qui réclament la vérité sur les circonstances de sa disparition prématurée. Et je me permets d'engager le Syndicat. Le procureur vient d'annoncer qu'il est "mort naturellement", mais le fait que notre pays n'a pas un médecin légiste ne nous rassure pas et nous réclamons la continuité de l'enquête » réclame-t-il.
De son côté le directeur d'Al-watwan a gardé en lui un homme généreux, serviable et qui faisait preuve d'abnégation dans tout ce qu'il a entrepris. Que ce soit dans son travail ou dans son entourage familial. « Il était un homme de conviction, respecté et respectueux avec une présence assidue à la rédaction. D'ailleurs, je le prenais souvent comme l'exemple à suivre dans nos débriefings », précise Maoulida Mbaé, le directeur de la publication du premier journal des Comores.
« Ce que je sais, les enquêteurs de la gendarmerie et ceux de la police nationale se sont rendus sur place aussitôt le corps découvert. Le procureur de la République ainsi qu'un médecin légiste s'y sont rendus aussitôt alertés. J'ai donc confiance que l'enquête ouverte contribuera à la manifestation de la vérité », ajoute-t-il.
Rassemblés par Nassuf Ben Amad
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