La Gazette

des Comores

Hommage 43ème commémoration du premier Moufti des Comores : Al-Habîb Umar Ahmad Ibn Abû Bakr Ibn Sumayt

Hommage 43ème commémoration du premier Moufti des Comores : Al-Habîb Umar Ahmad Ibn Abû Bakr Ibn Sumayt © : HZK-LGDC

Comme à l’accoutumée, la commémoration principale du décès de Al-Habîb Umar Ahmad Ibn Abû Bakr Ibn Sumayt, saint homme et premier Moufti des Comores se tiendra le mardi 8 octobre à Itsandra-Mdjini, sa ville natale. Cette célébration verra la présence d’éminents religieux venant de tous les horizons de par le monde.


Al-Habîb Umar a vu le jour en l’en 1886 à Itsandra Mdjini. Son père Al-Habîb Ahmad se trouvait en ce moment à Istanbul en Turquie. Un certain Al-Habîb Fadl Ibn Alawî Ibn Muhammad Ibn Sahl Mawlâ Ad-Duweila lui annonça alors la bonne nouvelle de cette naissance et le nomma Umar. Lorsqu’Al-Habîb Ahmad quitta la Turquie et retourna au Comores, il alla voir son nouveau-né et apprit qu’on l’avait appelé Abû Bakr. Il exigea alors que son nom soit Umar pour honorer Al-Habîb Fadl qui lui apporta la bonne nouvelle de sa naissance.

 

Il fut éduqué par son père Al-Habîb Ahmad Ibn Abû Bakr Ibn Sumayt qui lui inculqua son savoir et l’imprégna de sa sagesse. A l’âge de l’adolescence, son père l’envoya chez son oncle Al-Habîb Tâhir Ibn Abd Allâh Ibn Sumayt à Shibâm, une ville de Hadramaout, afin d’acquérir le savoir religieux et la voie spirituelle de ses pieux prédécesseurs. Ainsi eut-il l’honneur d’être le disciple des savants érudits et des pieux de Hadramaout. Il ne cessa de progresser par leurs soins et leur soutien sur la voie de la sagesse et du cheminement vers Dieu.

 

Il y vécut avec son père - un gnostique à qui Allâh octroya un savoir abondant et un souffle béni en matière de dévotion, de réconciliation entre les gens et de prédication. De nombreux habitants de la ville eurent l’honneur d’accompagner ces deux Imâms ; ils eurent une influence remarquable dans ces villes africaines qu’ils comblèrent par les fruits de leurs enseignements.

 

Au début de sa vie, il montra une inclination particulière à la littérature et à la poésie. Il composa, par ailleurs, des poèmes d’une grande qualité en langue arabe. Cependant, il n’en publia aucun ni ordonna de les imprimer et resta, sa vie durant, un admirateur de la poésie dont il récitait quelques vers durant ses majlis.

 

Il a fondé des associations telles qu’Ihwane Elhouda à Moroni fondée en partenariat avec un de ses disciples Salim Abdallah Wadaane et à Itsandra l’association culturelle Ibnayi Soifa. Et comme d’habitude, cette célébration permettra aux participants de découvrir les multiples facettes de ce personnage hors du commun, que beaucoup de  nos compatriotes connaissent le visage qui orne le billet de dix milles francs.

 

En 1396 Année de l’.Hégire (1976 année du calendrier Julien-Grégorien), il rendit son dernier souffle, à l’âge de quatre-vingt-treize ans environ. Puisse Dieu lui faire miséricorde.

 

Mmagaza

 


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