Il était pour « La Gazette des Comores », un des premiers lecteurs du Journal. La plupart du temps, dès l’ouverture du bureau, il faisait son entrée et amenait avec lui la fraicheur du matin. Il était aussi l’ami de toutes les générations au travers des classes d’âges du mila nantsi (Traditions) et était très attaché à la vie sociale de la cité.
Aussi quand la nouvelle du décès de Hassane Mohamed Djalim est annoncée lundi soir, cela n’a pas manqué de toucher toutes et tous ceux qui ont eu à le croiser sur son chemin.
Hassane est né en 1942 à Moroni, aujourd’hui il aurait soixante-dix neuf ans. Juste avant l’indépendance, il travaillait aux travaux publics dans la charpente métallique, qui était sa formation de base. Pour la petite histoire, c’est lui qui a monté les balustrades métalliques du bâtiment en front de mer à coté de la mosquée de Mtsangani à Moroni et qui représentent des cocotiers et des pirogues à balanciers. Comme quoi, l’homme avait aussi l’âme d’un artiste. Après avoir quitté les travaux publics, il avait monté son propre atelier de soudure où il a toujours exercé avant que l’âge et la maladie ne prennent le dessus.
Sur le plan politique, il semblait cultiver la dérision face à la classe politique. En 1972, il avait pris part à un scrutin législatif en tant que suppléant d’un candidat du parti Umma du prince Said Ibrahim. Dans la liste des candidats figurait aussi l’ancien chef de l’Etat, Ali Soilihi Mtsachiwa.
C’est une personne qui savait apprécier les intellectuels et ne manquait pas une occasion de discuter avec eux des questions de société. Quelqu’un disait que Hassane n’était pas un intellectuel mais aimait les intellectuels à la différence que lui était honnête intellectuellement.
Au temps du président Ahmed Abdallah, il était suppléant d’un candidat dont la devise était «Al-Andl wa Takwa » (Justice et Piété).
Il a toujours eu des relations affectueuses avec l’actuel chef de l’Etat et qui ne manquait pas l’occasion d’avoir des gestes affables en public avec lui.
Au cours de sa vie, il eut quatre épouses et six enfants. Il était le troisième d’une fratrie de huit enfants. Par ailleurs, il avait tissé des liens solides avec sa famille maternelle au sens large du terme de la lignée de Moilim wa M’sa. C’était le tonton qu’on aimait avoir dans la famille. C’était aussi un croyant pratiquant. Qu’Allah le tout puissant l’accueille en son Paradis.
Mmagaza
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