À l’approche du hadj, les autorités intensifient la sensibilisation des futurs pèlerins à travers l’archipel. De Ngazidja à Mayotte, en passant par Anjouan, les rencontres se multiplient pour mieux préparer ce voyage spirituel. Entre exigences physiques, encadrement religieux et organisation logistique, tout est mis en œuvre pour garantir un pèlerinage réussi.
La tournée de sensibilisation, conduite par l’Agence nationale du hadj et de l’oumra (Anho), s’est poursuivie ce week-end à Mayotte, marquant une étape importante dans la préparation des futurs pèlerins comoriens. Après deux rencontres à Ngazidja et une autre organisée à Ndzouani à la fin du mois de Ramadan, la délégation conduite par le directeur général, accompagnée du conseiller du chef de l’État chargé de l’intégration régionale et des ONG, a été accueillie par plusieurs acteurs religieux et institutionnels de l’île. Sur place, la délégation a rencontré les agences partenaires, les conseillers du grand cadi de Mayotte ainsi que des représentants d’associations religieuses, notamment Wuzuri Wadini et Mountakab Nourou. Cette rencontre, qualifiée de « réussie » par le directeur général, s’inscrit dans une dynamique de sensibilisation et d’accompagnement des futurs pèlerins, afin de leur fournir les clés nécessaires avant, pendant et après le hadj.
« Il s’agit d’un voyage sacré et spirituel qui exige une préparation rigoureuse », tient à rappeler le directeur général. Selon lui, le pèlerinage à La Mecque n’est pas seulement un déplacement physique, mais une expérience spirituelle profonde qui demande patience, endurance et sacrifices. « Le hadj est un voyage éprouvant, mais sa récompense est immense », insiste-t-il, invitant les fidèles à se préparer moralement, physiquement et financièrement. Dans le même sens, le conseiller cadial a salué les efforts fournis par l’Anho dans l’encadrement des pèlerins. Il a encouragé les fidèles à accomplir ce pilier de l’islam dans les meilleures conditions, tout en soulignant l’importance de la formation préalable pour éviter les difficultés liées aux rites et aux conditions de séjour en Arabie Saoudite.
De son côté, le conseiller du chef de l’État a salué l’assistance pour sa mobilisation. Il a également mis en avant les efforts déployés par les autorités nationales pour améliorer l’organisation du hadj et renforcer l’unité entre les îles à travers des initiatives à caractère religieux, loin de toute considération politique. Cette étape à Mayotte marque également la clôture d’un vaste programme de formation lancé le 28 février dernier à Mkazi. La campagne s’est ensuite poursuivie dans plusieurs localités, notamment à Fumbuni le 7 mars, puis à Mutsamudu le 14 mars, avant de s’étendre à Mayotte. Durant cette tournée, des formateurs et des figures religieuses ont transmis aux participants les connaissances essentielles liées aux rites et aux exigences du hadj.
Selon les organisateurs, les bénéficiaires ont exprimé leur satisfaction quant à la qualité des enseignements reçus. La cérémonie de clôture, organisée à Kwambani, dans la commune de Ntsigoni, a rassemblé de nombreux responsables d’agences agréées et représentants d’associations comoriennes. Au terme de cette tournée, l’Anho réaffirme sa volonté de mieux encadrer les pèlerins comoriens et de garantir un accompagnement optimal pour ce voyage. Plus qu’un simple déplacement, le hadj apparaît ainsi comme une épreuve de foi nécessitant une préparation complète, à la hauteur de son importance spirituelle.
Ibnou M. Abdou
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