Le ministre de la justice en charge des affaires islamiques s’est prononcé sur la polémique liée aux visas des pèlerins. Il fait porter la responsabilité aux agences de voyages et promet aussi de poursuivre en justice celles qui, secrètement, ont vendu plus cher leurs billets.
Le ministre de la justice chargé des affaires islamiques s’est prononcé après la polémique sur les visas des pèlerins et a fait une mise au point sur la situation. Mais il s’est d’abord attaqué aux agences de voyage qui ont vendu cher leurs billets alors que le tarif proposé par l’Etat était de 850 800 Fc. Il promet de poursuivre ces agences devant le tribunal de Moroni dès leur retour. « Toute agence qui a vendu plus cher le billet au-delà du tarif fixé par l’Etat, je le poursuivrai au tribunal pénal de Moroni. Et il y en a… », déclare Fahmi Said Ibrahim, le ministre en charge des affaires islamiques.
Sur la question des visas des pèlerins, il fait porter la responsabilité aux agences de voyage qui sont allées au-delà du quota demandé. « Nous savions tous que nous avions un quota de 850 pèlerins et les visas étaient égal aux 850 pèlerins et s’il y a des agences de voyage qui sont allées au-delà du quota, c’est leur problème », avance-t-il. Pour le Hadj de cette année, l’Etat comorien avait demandé une augmentation du quota mais la démarche n’a pas abouti.
Il est vrai que l’Etat avait demandé en partenariat avec les agences une augmentation du quota. Mais le ministère avait pris le soin de demander aux agences de ne rien faire tant que l’Arabie Saoudite ne donnera pas son aval. Et c’est le cas car l’Arabie Saoudite n’avait pas donné suite », précise le ministre.
Pour le pèlerinage de cette année, l’Etat comorien s’est donné comme but de garantir un hadj propre et que les pèlerins comoriens n’aillent pas séjourner dans des hôtels délabrés sans hygiène et éloignés les lieux de prières, sait mais aussi garantir qu’il n’y ait pas de problème au niveau de l’ambassade d’Arabie Saoudite à Moroni. « C’est pourquoi, cette année je me suis approprié le Hadj pour organiser un hadj propre pour que les comoriens puissent le faire dans les bonnes conditions », conclut-il.
Mohamed Youssouf
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