Pour les analystes sous les cocotiers, quand on observe les comportements de notre classe politique, et dont la majorité a une instruction au dessus de la moyenne, on ne peut manquer de se poser pas mal de questions. En effet, dans les îles de la lune, nous avons le plus grand mal à appréhender la réalité qui est la nôtre. S’il est vrai que nous disposons de ressources humaines adéquates pour faire face à un certain nombre de situations ou de problèmes, nous avons toujours eu le plus grand mal à faire abstraction de nos petits divergences face à des situations qui réclament une convergence de vue et d’actions.
Et pourtant, chaque jour qui passe, voit fleurir un politicien par là, un parti politique par ci, qui vous propose d’aller avec eux dans une aventure, sans fin diront les mauvaises langues.
Doit-on continuer à fermer les yeux et croire que les choses finiront par s’arranger d’elles-mêmes dans le meilleur des mondes ? Ne doit-on pas en finir avec cette mauvaise foi qui nous a toujours caractérisés et oser nous regarder devant une grande glace ? Devons-nous continuer à croire que nos querelles byzantines soient la solution à nos problèmes ? Autant de questions qui doivent nous interpeller.
Nous disons souvent que le pays dispose d'un potentiel intellectuel capable de produire un projet de société qui intègre les données et les paramètres du monde contemporain. Il nous manque surtout la volonté d'aboutir à cet idéal, pourtant à portée de main.
Même si une personnalité aussi avisée que Paul Emile Victor a écrit concernant cette capacité de l’homme à l’oubli que : « Ce qui m'inquiète, c'est la pensée que l'homme est capable de s'habituer aux pires conditions de vie. Il pourra trouver parfaitement normal d'ici un siècle, de vivre prostré dans quelques bunkers, avec des masques, de l'air artificiel. Il ne saura même plus alors que l'on vivait autrement. Que restera-t-il alors de l'homme ? »
Il faudrait cesser de toujours rejeter la faute sur les autres, il nous faut oser faire une autocritique qui puisse nous aider à nous améliorer, à travers les difficultés et les drames qui sont le lot quotidien de nos pays, penser à s’unir pour relever les défis du sous-développement.
Nous écrivons souvent dans que dans notre pays le sens pratique, le pragmatisme et la recherche de l'efficacité sont des notions abstraites. Nous nous contentons de nous enfermer dans un monde clos où tout est conditionné aux seuls rapports sociaux entre individus, familles et autres lignages. Nous avons le plus grand mal à nous projeter vers des horizons nouveaux, vers un élargissement de notre vision de l'avenir.
Dans les îles de la lune, nous avons fait de la politique un marché où tout le monde est vendeur et acheteur à la fois. Le nombrilisme est devenu notre point de mire. Le monde tel qu’il est, nous refusons de le voir. Nous nous sommes engagés dans l’obscurantisme, cette « attitude d’opposition à l’instruction, à la raison et au progrès. »
Mmagaza
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