Pas d'avancée notable dans les négociations entamées entre l'intersyndicale et les gouverneurs des îles pour la reprise des cours. Les discussions ont été suspendues et les interlocuteurs ont convenus de se retrouver ce jeudi matin pour tenter de trouver une porte de sortie.
Les discussions entre les gouverneurs et l'intersyndicale des enseignants ont de nouveau fini en queue de poisson. A Mrodjou où s'est déroulée la rencontre en vue de trouver une solution à la grève qui entre dans sa cinquième semaine, l'heure est à l'optimisme malgré les nombreuses heures consacrées pour aboutir au final à rien.
« Nous avons décidé en commun accord de suspendre les discussions pour les reprendre demain (aujourd'hui : ndlr) », a déclaré Maoulida Ben Ousseine, commissaire à l'éducation de Ngazidja à la sortie du bureau du gouverneur où se sont déroulées les discussions. M. Ousseine a tenté de rassurer laissant entendre qu'une sortie de crise se dessine à l'horizon.
Même sentiment d'optimisme pour Moussa Mfougouliyé secrétaire général de l'intersyndicale. « Les esprits sont fatigués après plusieurs heures de négociations. Nous nous sommes convenus de les suspendre et les reprendre demain », a-t-il assuré.
En coulisse on assure que les choses ne sont pas aussi simples qu'on l'imagine. Les discussions butent sur le fait que le gouvernement renvoie les négociations aux exécutifs des îles. Une stratégie visant à vouloir casser l'unité de ce mouvement d'humeur sans précédant. Comprenant le piège, l'intersyndicale mandatée par les syndicats du primaire et du secondaire, demande des garanties notamment l'implication du ministère des finances avant de ratifier un quelconque protocole.
Maoulida Mbaé
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