Face à l’imbroglio de la grève des enseignants, plusieurs voix se sont élevées pour exiger la reprise des négociations entre gouvernement et grévistes. Seule et unique issue pouvant sauver le pays du spectre d'une année blanche.
A mesure que la grève s'allonge et que chaque partie semble se cantonner sur sa position, des voix s’élèvent pour appeler à la reprise des négociations. C'est le cas d’Ibouroi Ali Tabibou ancien syndicaliste pour qui la voie du salut pour espérer sortir de l'imbroglio est la reprise du dialogue entre les parties prenantes. « J'appelle à la reprise du dialogue, parce qu'il n'y a pas d’autre alternative », a-t-il déclaré. Et cela d'autant plus, croit-il savoir, que les deux parties ont montré chacune ses muscles.
« Les revendications des enseignants sont légitimes même le gouvernement le reconnaît, dit-il, des revendications qui ne sont pas nouvelles ». Cet enseignant historien fait savoir que la situation qui prévaut met en jeu plusieurs parties : « c'est le gouvernement, les enseignants et les élèves. C'est un élément important à tenir en compte ». M. Tabibou semble être convaincu que les voies ne sont pas toutes épuisées pour sortir dans l'impasse. A l'en croire, la demande des enseignants est là. Il reste à savoir, dit-il ce que le gouvernement est capable de faire : « qu'il (gouvernement : ndlr) le soumet et le dit clairement aux enseignants. Ce sont des gens doués d'intelligence qui savent apprécier ». Et de continuer : « une fin de non recevoir est justement une des mauvaises manières de traiter avec les hommes. Alors qu'il faut respecter la dignité des gens dans la discussion ».
Quant à Hamidou Mhoma, il appelle le président de la République et son gouvernement à consentir des gros efforts pour sortir de cette crise, comme ils en ont fait pour l’énergie. Eclairer pour mettre sur les rails du développement du pays. D'après-lui ce dernier étant indissociable avec l’énergie, tout le monde en est satisfait. « N’est-il pas possible de faire appel à la même hargne et aux mêmes sacrifices pour mettre un terme, par tous les moyens, à la grève des enseignants qui compromet à coup sûr l’éducation de nos enfants. Cet appel, je le lance aussi bien au Gouvernement qu’aux enseignants » a-t-il poursuit.
Et le patron de l'imprimerie Graphica de lancer une série d’interrogations. « N’est-ce pas cette éducation qui nous éclairera demain sans gazole ni fuel lourd ? N’est-ce pas cette éducation qui conditionnera l’avenir du pays ? » Et de conclure : « n’est-ce pas, enfin, cette éducation qui enfantera les héritiers de la vision du Chef de l’État sur l’émergence du pays à l’horizon 2030 ? Il n’y a pas meilleur investissement que l’investissement dans le capital humain. Et il existe une corrélation très forte entre la performance des ressources humaines jugée à l’aune de la qualité de l’éducation et de la formation et le développement économique d’un pays ».
Maoulida Mbaé
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