Hier mercredi 13 mai marquait le troisième jour de la grève illimitée déclenchée par le Syndicat national des transporteurs, Usukani wa Masiwa, à la suite de la hausse du prix du carburant. Après plusieurs concertations entre Usukani wa Masiwa et le gouvernement, aucun compromis n’a été trouvé. Le syndicat reste inflexible sur sa décision malgré les propositions des autorités.
Après plusieurs discussions entre les deux parties, aucune issue favorable n’a été trouvée. C’est ainsi qu’Usukani wa Masiwa a fait une déclaration dans la journée d’hier (mercredi), mettant l’accent sur la poursuite de la grève. Le syndicat appelle les cellules des chauffeurs dans les îles à continuer le mouvement pacifiquement, en gardant leurs véhicules à la maison. « Nous continuons la grève. Nous n’avons pas eu de réponse positive du gouvernement. Les autorités compétentes n’ont pas accepté notre demande. Nous avons une seule revendication : revoir le prix du carburant. Il faut baisser les prix du carburant », a déclaré le secrétaire général d’Usukani wa Masiwa.
Selon lui, les autorités n’ont pas accepté leur requête visant à revenir aux anciens prix du carburant. « Lors de notre première réunion, ils nous ont demandé de réfléchir à une éventuelle augmentation des frais de transport, ce qui n’est pas envisageable. Les tarifs déjà fixés sont très élevés et la population ne peut pas les supporter. De plus, nous, les chauffeurs, avons du mal à faire le plein. Nous ne vendons pas de carburant, nous l’achetons pour travailler en espérant gagner quelque chose. Avec ces prix, aucun chauffeur ne peut s’en sortir. Donc, nous allons continuer la grève, mais pacifiquement », a-t-il insisté.
De leur côté, les commerçants du Synaco suivent toujours le mot d’ordre, et la situation devient de plus en plus préoccupante. La majorité des magasins reste fermée. Toutefois, le bureau du Synaco n’a pas encore fait de déclaration officielle. Son président affirme que, pour le moment, il n’y a aucune déclaration à faire. Les principales organisations patronales (Nouvelle OPACO et MODEC), ont choisi de garder leur distance, suscitant des interrogations chez de nombreux opérateurs économiques qui estiment que cette hausse vertigineuse du carburant aura de fortes répercussions sur l’ensemble du tissu économique et social du pays.
Il est à noter que dans certains villages les routes ont été barricadées, toujours pour dénoncer la hausse du prix du carburant. Les établissements scolaires ont suspendu les cours depuis hier après-midi jusqu’à nouvel ordre.
Nassuf Ben Amad
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