Ouverture ce mercredi des travaux de lecture sur le projet de texte portant révision du code de la pêche et de l’aquaculture en Union des Comores. L'initiative vise à mettre en place une architecture juridique en adéquation avec les obligations internationales en matière de pêche responsable.
Dans le cadre de la révision du code de la pêche et de l’aquaculture, un comité de lecture sur les mandements est à pied d’œuvre. Datant de 2007 où le texte a été adopté par les parlementaires, il a fallu attendre 2015, pour voir le premier décret d'application du code. « Du coup aujourd'hui, 10 ans après, il y a des imperfections et des lacunes. Nous voulons justement faire en sorte qu’à la prochaine session parlementaire, nous puissions envoyer un document fiable pour être révisé, répondant à des obligations plus larges. Des obligations qui favorise une pêche durable et responsable comme cela a été lancé en 1995 par la Fao », a indiqué Mahamoudou Abdina.
Ce juriste de la direction générale des ressources halieutiques croit qu'ils sont sur la bonne voie dans le cadre de cette révision. D'après-lui les textes devront être adaptés par rapports aux obligations internationales mais aussi répondre à des obligations nationales en matière de pêche responsable.
« Au niveau des textes réglementaires, nous sommes très loin parce que nous avons seulement aujourd'hui quelques textes qui régissent la pêche et nous voulons justement pour répondre à ces obligations de la bonne gouvernance de la pêcherie, adopter des textes, les adapter, les harmoniser avec le reste du monde », a-t-il déclaré.
« Nous allons introduire tous les aspects pour favoriser une pêche responsable et lutter contre la pêche illicite, par des peines beaucoup plus dissuasives et faire en sorte que les auteurs de pêche illicite soient sévèrement sanctionnés, avec des amendes beaucoup plus difficiles à payer pour les décourager », a-t-il assuré.
A noter que d'autres textes sont en phase d'élaboration notamment le projet de textes sur les organisations professionnelles des pêches, sur la pêche hauturière, sur la pêche traditionnelle et artisanale ou sur l’aquaculture.
Pour rappel, en octobre 2015 le pays a été averti par l'Union Européenne étant recensé comme parmi les pays non coopérants à la lutte contre la pêche illicite non réglementée et non documentée. « Nous devons respecter des obligations internationales en matière de pêche. Les Comores ne sont pas un pays isolé du reste du monde nous devons nous conformer par rapport à des obligations nationales et internationales » fait observer Mahamoudou Abdina.
Maoulida Mbaé
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