Mardi à la salle de conférence de la Vice-présidence en charge de l’Environnement, s’est tenu un atelier pour valider un plan d’action relatif à la gestion intégrée des ressources en eau, connue sous le vocable de GIRE. Quelques vingt cinq participants venant du monde des médias et d’autres domaines de la communication y ont pris part.
Les organisateurs ont dans un premier temps brossé un tableau du contexte dans lequel évolue le vaste ensemble du secteur de l’eau aux Comores et qui fait intervenir plusieurs acteurs des institutions publiques et privées, de la société civile, des organisations non gouvernementales, et des partenaires de la coopération multilatérale. Aussi, la définition de leurs rôles parfois complexe, si bien qu’il y a chevauchement dans l’exécution de leurs mandats.
Par ailleurs, les attributions dans l’exercice de la gestion du secteur de l’eau ne sont pas clairement définies. C’est une situation qui traduit le manque de synergie et de coordination de différents intervenants et par conséquent l’inefficacité du secteur des ressources en eau.
Il a été aussi noté que la hiérarchisation du cadre institutionnel laisse présager un éventail de problèmes susceptibles d’entraver une mise en œuvre effective de la GIRE. Le manque de coordination effective des institutions s'occupant des ressources en eau en interne est aussi dû à l’insuffisance des capacités techniques nécessaires à la mise en œuvre des programmes de développement du secteur de l’eau.
Les participants ont été d’avis que la stratégie de communication doit être au cœur de chaque de projet ou campagne de sensibilisation. A cet effet il était important de définir explicitement la stratégie de communication si l'on veut mener des campagnes vastes et complexes impliquant un grand nombre de personnes dans divers endroits.
Ils ont travaillé en groupes et ont eu à définir les parties prenantes tant au niveau des cibles qu’au niveau des différents médias susceptibles d’intervenir dans le domaine. Ils ont eu à clarifier les thèmes d’intervention notamment pour une mieux sensibiliser le public en matière de disponibilité, d’accessibilité et d’utilisation efficace des ressources en eau. Sensibiliser les acteurs clés au concept de la GIRE et du partage des rôles et responsabilités entre les gouvernements, la société civile, l'éducation et les systèmes du secteur privé.
Il s’agit aussi d’améliorer l’engagement des responsables gouvernementaux et des organismes donateurs et de coordonner les activités liées aux ressources en eau, à l'approvisionnement en eau et à la gestion des systèmes d’évacuation des eaux usées. Il a été aussi question d’appuyer le secteur de l’éducation et de la recherche en matière de gestion des ressources en eau aux Comores. Et enfin, promouvoir la participation des entreprises privées dans la gestion de l’eau aux Comores. Le slogan « L’eau, c’est la vie » a été au centre des discussions.
Mmagaza
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