La Gazette

des Comores

Gestion durable des terres / Vers la neutralité en matière de dégradation des terres

Gestion durable des terres / Vers la neutralité en matière de dégradation des terres © : HZK-LGDC

Du mardi 13 au jeudi 15 mars s’est tenu à l’hôtel Golden Tulip d’Itsandra, un atelier de préparation d'une situation de référence et la définition des cibles pour la neutralité en matière de dégradation des terres (NDT).


Les Comores se sont volontairement engagées à fixer des cibles pour la neutralité en matière de dégradation des terres. C’est ainsi que le processus d'identification des cibles a débuté avec l'atelier de lancement du processus en mars 2017 et aussi avec la mise en place d'un groupe de travail multidisciplinaire et multi-acteurs. 

 

Une étape importante dans la définition des objectifs est la validation de la situation référence de la dégradation des terres aux Comores, en utilisant trois indicateurs dont l'utilisation des terres, la productivité des terres et le carbone organique dans le sol. La situation de référence sera établie à partir des données fournies par la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) et les données collectées au niveau national.

 

Cet atelier a déjà permis de préparer l'analyse de la situation de référence et de travailler à l'élaboration d'une proposition de cibles et mesures NDT qui pourront être validées ultérieurement lors d'un atelier de validation qui doit se tenir vers la fin du mois dans l’île d’Anjouan. Lors de l’atelier, les participants ont eu aussi à analyser les données sur les tendances et causes de la dégradation suivant les indicateurs définis par la Convention, et discuter sur les cibles et mesures définis pour la neutralité en matière de dégradation des terres.

 

Pour rappel, la CNULCD a été signée en 1994 dans le but d’enrayer la dégradation des terres. Malgré les efforts consentis depuis 20 ans sur toute la planète, la situation a empiré. Les experts estiment qu’en 2030, les besoins en énergie auront augmenté de 50 %, en alimentation de 45 % et en eau de 30 %.

 

Et il a été établi que la poursuite de la dégradation des terres devrait également si rien n’est fait, pousser 700 millions de personnes à l’exil. Ce phénomène exige donc l’attention immédiate de la communauté internationale, qui doit toute entière s’y atteler. Une mise en œuvre plus efficace de la Convention est essentielle à notre survie.

 

Cet atelier a permis de préparer l'analyse de la situation de référence et de travailler à l'élaboration d'une proposition de cibles et mesures NDT qui pourra être validée ultérieurement lors d'un atelier de validation qui doit se tenir vers la fin du mois dans l’île d’Anjouan. Les débats ont été facilités par Aurélie Lhumeau (CNULCD) et Fatima  Athoumani (Consultante nationale).

 

 

 


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