La Gazette

des Comores

Gestion des écosystèmes Vers la mise en place d'outils scientifiques et techniques

Gestion des écosystèmes Vers la mise en place d'outils scientifiques et techniques © : HZK-LGDC

Le 16 octobre 2026, un atelier de validation technique s'est tenu à l'hôtel Retaj sous l'égide du ministère de l'Environnement chargé du Tourisme et dont le directeur de cabinet M. Charafoudine Djamaldine, a procédé à l’ouverture, en présence de M. Fouad Goulam, responsable du pôle Energie et Eau au Secrétariat général du gouvernement, de Mme Anlyat Mzé Ahmed du Pnud et du directeur général de l’Environnement M. Elamine Youssouf Mbéchezi.


Cette rencontre réunissait aussi des représentants institutionnels, les chercheurs ainsi que les partenaires techniques et financiers autour d'une ambition commune qui est de renforcer la gestion durable des ressources naturelles de l'archipel. L'événement marque une étape stratégique déterminante pour la mise en place d'outils scientifiques et techniques indispensables à la connaissance du patrimoine naturel comorien. Au cœur des échanges, la validation de l'architecture d'une base de données à code source ouvert dédiée au système national de comptabilité du capital naturel. Cet outil vise à centraliser, traiter, organiser et partager l'ensemble des données relatives aux richesses naturelles du pays. En complément, les participants ont examiné la nouvelle carte d'occupation du sol de l'île de la Grande Comore. Ce travail cartographique fournit une vision précise de la répartition spatiale des espaces forestiers, des terres agricoles et des zones urbanisées. Il servira de socle pour analyser les mutations du territoire, suivre les pressions environnementales et guider l'aménagement du territoire tout comme l'adaptation au changement climatique.

 

Bien que les travaux cartographiques se soient d'abord focalisés sur la Grande Comore, la méthodologie consolidée a vocation à être étendue aux autres îles afin de garantir une couverture nationale intégrale. La validation de ces outils ne constitue pas une simple formalité technique, mais un exercice d'examen attentif portant sur la fiabilité des informations, l'interopérabilité des systèmes et la mise à jour des données. Les participants ont convenu par ailleurs d’aller vers la rédaction d’un cahier de charges pour ancrer ce travail dans la durabilité. Cette démarche bénéficie du soutien financier et technique du Fonds pour l'environnement mondial (FEM) et du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) à travers le projet BGI-Comores qui pilote l’ensemble des activités. Elle s'appuie également sur un partenariat étroit avec la Direction générale de l'Environnement et des Forêts ainsi que l'Université des Comores à travers l’Herbier National qui joue un rôle déterminant dans ce travail de gestion des écosystèmes.

 

Dans son allocution d’ouverture le directeur de cabinet a souligné :« il est impossible de gérer durablement ce que l'on ne connaît pas suffisamment, ni de protéger ce dont on ne mesure pas la valeur. Aussi en en évaluant le capital naturel comorien, le pays se dote ainsi d'un levier essentiel pour orienter son développement économique, social et écologique futur. Le capital naturel y est inscrit comme un patrimoine et un capital stratégique dont dépend l'avenir économique, social et environnemental de la nation, marquant ainsi l'ouverture officielle des travaux.

 

Mmagaza

 


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