Le projet Exploi vise à mieux gérer les déchets plastiques dans l’océan Indien. Financé à hauteur de 6,7 millions d’euros par l’AFD et le FFEM, et mis en œuvre par la Commission de l’océan Indien (COI), ce projet ambitionne de faire des déchets une ressource économique et environnementale viable.
L’Agence nationale de gestion des déchets (ANGD), la direction générale de l’environnement et des forêts (DGEF) et le gouvernorat de Ngazidja, en partenariat avec la COI, ont organisé cet atelier jeudi 20 février dernier, pour sensibiliser les acteurs publics et privés sur les enjeux et opportunités liés à la valorisation des déchets plastiques. « Nous avons réuni la population, la société civile et les institutions publiques pour les sensibiliser sur Exploi. L’objectif est de mener une réflexion sur la gestion des déchets plastiques, qui ne sont pas seulement un problème environnemental, mais aussi une ressource à exploiter », explique Oussoufa Mze, directeur exécutif de l’ANGD. « À travers ces déchets, il est possible de créer des emplois et de dynamiser l’économie locale. »
Selon Anfani Msoili, chargé de mission Transition écologique et énergétique, tourisme et migrations à la COI, le projet Exploi repose sur plusieurs étapes clés. « L’objectif est d’établir un état des lieux du plastique dans l’océan Indien et d’imaginer des solutions basées sur l’économie circulaire. Nous allons notamment analyser l’impact des plastiques sur les eaux et l’écosystème. » Une expédition scientifique est prévue entre avril et juillet 2025. « Un bateau affrété par la COI fera le tour des pays membres pour collecter des échantillons d’eau et évaluer la pollution plastique. Il transportera également du matériel et des experts qui viendront aux Comores pour montrer les opportunités de valorisation des déchets plastiques. »
L’un des enjeux majeurs du projet reste l’implication des autorités et des entreprises locales. « Nos attentes sont claires : nous espérons que les institutions comoriennes, les acteurs privés et publics s’approprieront cette initiative. La COI intervient en appui aux efforts de l’ANGD et d’autres structures locales, mais c’est aux Comoriens de s’engager pour assurer la pérennité du projet », insiste Anfani Msoili. Avec cette initiative, les Comores ont une opportunité unique de transformer un problème environnemental en un levier de développement économique, tout en préservant leur écosystème fragile.
Mohamed Ali Nasra
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