L’ambassade d’Afrique du Sud aux Comores en partenariat avec le PNUD et le Réseau femme et développement ont organisé une formation sur la gestion de projet. Cet atelier tenu à Voidjou a rassemblé six associations actives dans des secteurs clés tels que la pêche, l’agriculture et l’artisanat. L’idée était de renforcer les capacités des participants pour élaborer des projets solides et attractifs pour les bailleurs de fonds. Une initiative saluée pour son impact social et professionnel durable.
Six associations comoriennes, en partenariat avec le programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) ont participé à une formation de deux jours sur la gestion de projets. Cet atelier s’est tenu à l’ambassade d’Afrique du Sud sis Voidjou, et a réuni des représentants d’organisations œuvrant dans les domaines de la pêche, de l’agriculture, de l’artisanat et du développement communautaire. Organisé à l’initiative du Réseau femme et développement, cet atelier visait à renforcer les capacités des participants sur des thématiques clés liées à la gestion de projets, notamment l’identification des priorités, l’élaboration de propositions convaincantes et les évaluations pour suivre l’impact des initiatives.
Lors de la clôture de l’atelier, Nichola Sabelo, chargée d’affaires de l’ambassade d’Afrique du Sud, a exprimé sa satisfaction pour la tenue de cette formation aux Comores. « C’est la première fois que l’ambassade organise une telle formation. Nous espérons renouveler l’expérience avec d’autres ateliers à l’avenir, notamment dans les domaines de la communication et du développement communautaire » indique-t-elle, avant de souligner leur importance. « Ce sont des actions qui peuvent sembler modestes, mais leur impact social et professionnel à long terme est significatif. Les bénéficiaires doivent partager leurs connaissances avec d’autres pour multiplier les effets positifs. Les portes de l’ambassade restent ouvertes pour soutenir toutes les organisations nationales à travers des formations ou d’autres formes d’appui », précise-t-elle.
Quant à Ousseine Dahalane Amina, présidente du Réseau femme et développement, elle a exprimé sa gratitude envers l’ambassade et le PNUD pour cette opportunité. « Nous avons appris à structurer nos projets en fonction des priorités et des exigences des bailleurs de fonds. Cette formation nous a permis de mieux comprendre les étapes clés, comme l’évaluation, pour mesurer l’impact de nos actions », se réjouit-elle avant de souligner les défis auxquels les associations comoriennes sont confrontées. D'après elle, l’esprit d’initiative et l’engagement font souvent défaut « chez nous. Ces mentalités doivent changer si nous voulons faire avancer notre pays. Cette formation marque un nouveau départ pour notre réseau, qui était en veille depuis presque six ans », précise-t-elle, avec une attention particulière à la promotion du genre, pour mobiliser ses membres et ses partenaires à la concrétisation des projets, en particulier dans les secteurs de l’agriculture et de l’environnement.
Les participants ont exprimé leur désir de poursuivre cette dynamique de renforcement des compétences. Des formations axées sur la communication et d’autres thématiques pratiques ont déjà été sollicitées. L’objectif est d’outiller davantage les acteurs locaux pour mener des actions durables. Cette initiative de l’ambassade d’Afrique du Sud, appuyée par le PNUD, témoigne de l’importance de la coopération internationale pour soutenir les efforts de développement local aux Comores. Le chemin reste long, mais ces premières étapes ouvrent la voie à une collaboration fructueuse et prometteuse.
Ibnou M. Abdou
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