Le forum régional des énergies s’est clôturé mercredi dernier à Maurice. A part la création de l’association des régulateurs des Etats membres de la région, le forum a mis en lumière les progressions dans les îles de l’indocéanie et de leurs innovations.
Le premier forum régional des énergies renouvelables a pris fin mercredi dernier. Plus de 200 professionnels oeuvrant dans le domaine y avaient pris part. Lors de la fermeture de ce grand rendez-vous régional, la chargée de mission de la COI a souligné l’obligation d’être innovant afin de progresser en matière de développement durable. Et cela a commencé par la création d’une association de régulateurs des Etats membres de la Commission de l’Océan Indien.
« La gouvernance a eu une avancée concrète par la création de l’association des régulateurs des pays membres de l’Océan Indien. Une avancée concrète et c’est une association qui à mesure manquait jusqu’à maintenant », déclare Véronique Espitalier-Noel. Tout au long de ce forum, les pays de la région ont chacun exposé leur progression en matière d’énergie renouvelable.
Les Comores ont exposé les résultats des assises nationales sur l’énergie tenues en 2017. Madagascar a montré l’évolution qui a été mené jusqu’à maintenant, en monopole depuis 1999, La Réunion avec son PPE, les Seychelles avec sa volonté d’augmenter la pénétration des énergies renouvelables dans son réseau et Maurice avec son Programme Nationale de l’Efficacité Energétique (PNEE) devenu une référence dans la région.
« Nous avons eu la chance de voir tous les Etats membres intervenir et cela nous a permis d’avoir une idée de ce qui se fait dans ces pays, poursuit-elle. Notre souhait est d’avoir un réseau électrique qui s’ouvre aux énergies renouvelables, aussi bien techniquement qu’économiquement ». Pour cette première édition, plus de 60 interventions avaient eu lieu et plus de 100 exposants sur des thématiques différents. Un deuxième forum est prévu l’année prochain et La Réunion s’est proposé candidat pour un seul objectif : lancer cette mise en réseau des intelligences pour la lumière et pérenniser cette initiative.
Pour sa part, Carla Osorio, chef de coopération à la délégation de l’Union européenne, a rappelé l’appui de l’Union européenne dans le développement des énergies renouvelables et que ce secteur restera une priorité pour l’UE. Elle appelle à un renforcement de l’approche partenariale pour atteindre les objectifs visés. « L’accès durable à un énergie durable n’est pas quelque chose qu’on peut régler seulement avec l’aide publique au développement. Cet accès ne peut être obtenu que si les institutions financières, les bailleurs de fonds, les gouvernants et le secteur privé travaillent ensemble. C’est pourquoi il est aussi important pour nous, d’accompagner le secteur privé dans ce chemin qui n’est pas facile. Nous soutenons le secteur privé car sans eux, ce n’est pas possible », conclut-elle.
Mohamed Youssouf
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