Organisée par des exposants égyptiens, la foire d’Egypte se tient du 6 au 16 mars 2026 à l’hôtel Retaj à Moroni. Cet événement commercial, devenu un rendez-vous attendu du mois de Ramadan, attire de nombreux visiteurs venus découvrir et acheter une large variété de produits, allant des cosmétiques naturels aux remèdes médicaux traditionnels, en passant par des meubles et des jouets.
Comme chaque année durant le mois sacré de Ramadan, la foire d’Egypte s’installe aux Comores. Cette édition se déroule à l’hôtel Retaj, à Moroni, du 6 au 16 mars. Enfants, adultes, hommes et femmes viennent de près ou de loin pour découvrir les différents stands et acheter les produits exposés. Il s’agit de la neuvième édition organisée à Moroni et de la troisième tenue aux Comores. L’événement suscite un réel engouement auprès de la population : certains visiteurs s’y rendent pour se divertir tandis que d’autres viennent faire leurs achats. Selon Yehia El-Dakak, responsable de Pharo Egypt et organisateur de la foire, les affaires sont satisfaisantes depuis l’ouverture. Il se souvient toutefois avec émotion de sa première participation aux Comores, en 2016, lorsque la foire s’était tenue au Palais du Peuple. Plusieurs stands sont installés dans la cour de l’hôtel Retaj. Sous une grande véranda située au nord de l’établissement, on trouve notamment des stands proposant des ustensiles de cuisine et différents meubles pour la maison.
À l’est de la cour, d’autres stands présentent des produits capillaires et des soins pour la peau destinés aux femmes. Un grand stand attire également l’attention avec des remèdes naturels destinés à traiter plusieurs problèmes de santé, notamment l’obésité, les hémorroïdes, l’azoospermie, les troubles de la prostate ou encore certaines faiblesses sexuelles. Dans les stands consacrés aux cosmétiques naturels, les visiteurs peuvent aussi trouver de petits sacs à main pour femmes, des chaussures pour hommes et femmes ainsi que des parfums pour hommes. D’autres stands sont dédiés aux enfants, avec des jouets variés tels que des poupées, des pistolets, des voitures miniatures ou encore des ballons de différentes couleurs. À proximité, des tableaux artistiques comportant des versets coraniques sont suspendus et exposés aux visiteurs.
Yehia El-Dakak explique que ce type de foire est organisé dans plusieurs pays. Il cite notamment Madagascar, le Nigeria, le Rwanda, le Burkina Faso, l’île Maurice, le Cameroun, l’Algérie ou encore le Liberia. « Alhamdoulilah, les affaires marchent très bien. Les gens viennent nombreux et achètent bien nos produits », se réjouit-il. Il souligne que les produits médicaux naturels figurent parmi les plus demandés. « La majorité de nos clients s’alignent pour acheter les produits médicaux naturels. Ce sont les remèdes qui se vendent le plus depuis l’ouverture de la foire. Les autres produits se vendent également bien », indique-t-il.
Au nord de l’hôtel Retaj, sous la grande véranda, plusieurs meubles sont exposés : des coussins de différentes tailles décorés de motifs dorés, des tables de salle à manger accompagnées de quatre ou six chaises, ainsi que des chaises et tabourets en plastique de couleur noire ou grise. En face des stands de cosmétiques, un autre stand propose des bidons de peinture ainsi que des paquets de couches pour bébés. À côté, de grands tapis en coton sont disposés sur toute la longueur. Derrière ce stand, on découvre également un espace consacré exclusivement aux ustensiles de cuisine.
Parmi les visiteurs, certains viennent avec des besoins bien précis. Anissa Halifa explique avoir parcouru une longue distance pour acheter un remède contre les règles douloureuses.
Un jeune homme rencontré devant le stand médical demande, quant à lui, conseil pour un traitement contre la faiblesse sexuelle et l’éjaculation précoce. « J’ai besoin d’un médicament contre l’éjaculation précoce. Je garde espoir que ce traitement sera efficace », confie-t-il. Les amateurs de parfums ne sont pas en reste. Devant les stands spécialisés, certains clients achètent de petites quantités de parfum mesurées à l’aide d’une seringue, le prix d’un flacon entier étant jugé trop élevé.
El-Aniou Fatima
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