Le ramadan va bientôt se terminer. Les routes de Moroni sont devenues des magasins vestimentaires à ciel ouvert et des braderies de produits cosmétiques. Du Palais de Justice jusqu'à Volo-Volo, les marchands ont envahi les trottoirs pour exposer leurs produits. Une vraie ambiance festive !
6 jours avant l'ide El-Fitre, les rues de la capitale et les magasins sont prises d’assaut par la population. Comme à l’accoutumée, pour chaque fin du ramadan, tout le monde va se chercher de nouveaux vêtements et chaussures. La plupart d’entre eux sont les enfants dont les parents veulent préparer la fête de la Ide. « Le ramadan est presque fini. Nous pensons maintenant à l'Ide El-Fitre. J'ai trois garçons et une fille, je dois leur acheter des vêtements et chaussures. Et ce n’est pas du tout facile, mais je n’ai pas le choix. Sinon ils ne vont pas sortir de la maison le jour de l'Ide », a expliqué Mariama Abdallah mère des enfants.
Dans les rues, les prix ne sont plus les mêmes. Les prix des vêtements pour les filles sont moins chers par rapport aux garçons. « Pour les garçons c'est un peu cher surtout les sandales. Il ne me faut pas moins de 50.000 fc pour acheter les trucs de mes deux garçons, dit-elle. Heureusement que leur père m'a promis qu'il va acheter quelques choses pour eux. Pour ma fille, j'ai déjà fait ses courses ».
A son tour, Said Ali Said Hachim se trouve aux alentours de petit marché de Moroni et a du mal à s’acheter des sandales. Pour cette année, il avoue que les prix ont grimpé. « Comme d'habitude, j'achète mes sandales dans les couloirs de ce petit marché ou bien au quartier Maguoudjou chez Deschamp en face de Gwa Gwa coiffure. Et là, ils sont très chers. Les prix commencent de 12.500 à 25.000 FC. Trop cher ! », précise-t-il, avant d’ajouter que « j'avais amené 50 00 FC. Il me reste 15 000 fc alors que je n’ai acheté qu'un seul boubou. Avec ces 15 000 fc je ne peux pas avoir des bonnes sandales. Je vais rentrer jusqu'à demain et revenir chercher des sandales et des tricots sans manche. Car il me faut 25 000 fc pour avoir tout ça ». Ce dernier montre qu’en fin de ramadan, les prix ne cessent de grimper. « Comme on est dans les derniers jours, on n’a pas le choix. On est obligé d'acheter sinon on aura rien », conclut-il.
Nassuf Ben Amad
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