Après la signature, une campagne de sensibilisation a été faite à l’endroit de la population de Ngazidja dans le cadre du projet Djirume. Durant 2 ans, ce projet va contribuer à aider les jeunes porteurs de projet en créant au moins 240 emplois directs et indirects dont 50% des femmes et majoritairement en milieu rural.
Après deux semaines, l’Union des chambres de commerce en collaboration avec la Maison de l’emploi et le projet Facilité emploi a annoncé la fin de la campagne de sensibilisation au niveau de Ngazidja dans le cadre du projet Djirume apostillé en janvier dernier. Financé à hauteur de 233 781 189 francs comoriens, dont une subvention de 220 881 189 de l'AFD (dont 150 000 000 dédiés aux lauréats), et une contribution de 12 900 000 de I'UCCIA. Ce projet mis en œuvre par la Maison de l’emploi (MDE) et la direction des services aux entreprises de l’Uccia à travers son incubateur Innov’lab a pour objectif d’appuyer les jeunes porteurs de projet entrepreneuriaux. Durant 2 ans, ce projet va contribuer à aider les jeunes en créant au moins 240 emplois directs et indirects dont 50% des femmes et majoritairement en milieu rural.
Dans son intervention, le coordinateur du projet Facilité emploi Hassani Malik montre que l’objectif vise l’augmentation de la production alimentaire afin de réduire l’importation des produits de première nécessité et la réduction du chômage de jeunes, surtout en milieu rural, d’où l’idée de s’associer à l’Uccia pour ce projet précis. « Cette subvention va aider les jeunes porteurs de projets individuels qui veulent se lancer dans l'entrepreneuriat surtout en milieu rural, dans les domaines prioritaires comme l'agriculture, la pêche, l'élevage, le tourisme et les technologies de l'information », avance-t-il. Et d’ajouter : « Le projet Djirume retrace des critères bien précis. Il faut être comorien, être dans la tranche d'âge 18-40 ans, et avoir l'ambition de travailler à son propre compte. C’est un processus d'accompagnement, il y a une phase d'incubation, d'accompagnement jusqu’à sa mise en œuvre. Nous espérons qu’au bout de 2 ans, le jeune aura mis son entreprise en marche. Nous avons sillonné toutes les régions de Ngazidja, après c'est au tour d'Anjouan et puis Mohéli », rassure-t-il.
De son côté, le directeur des opérations Innov’Lab Said Hachim Fouad précise que tout le processus va englober un certain nombre des jeunes. « Nous allons partir sur une pré- sélection de 180 jeunes, une phase de sélection de 90 jeunes au niveau national qui seront incubés et bénéficier de tout le processus pour avoir un plan d’affaire banquable et tous les atouts. Et enfin, nous aurons une sélection finale par concours pour avoir 60 jeunes entrepreneurs qui seront financés et qui vont être suivis dans la mise en œuvre. C’est un projet très ambitieux que nous sommes en train de mettre en place, cela ne demande pas des longues études mais d’avoir une idée banquable et être motivé », conclut-il.
Andjouza Abouheir
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC