A trois semaines du mois sacré du ramadan, certains oulémas des Comores demandent la réouverture des mosquées. Dans un communiqué signé le 18 mars derniers, les signataires s'appuient sur le fait qu’une nette amélioration de la situation sanitaire est observée sur l’étendue du territoire.
Dans un communiqué publié le 18 mars dernier, des Oulémas haussent le ton. Ils demandent ainsi la réouverture des mosquées. Ils annoncent qu’ils attendaient et espéraient des responsables la réouverture des mosquées après la réouverture des écoles. Avec des versets coraniques et des textes prophétiques à l'appui, ces chefs religieux s'appuient sur le fait qu'une amélioration est observée sur les trois îles. « Les oulémas et les prédicateurs comoriens attendaient et espéraient de nos responsables la réouverture des mosquées après l’amélioration observée sur la réduction du taux de contamination du Covid-19 et le respect de la population des mesures de prévention, surtout après la réouverture des écoles, des autres activités vitales et surtout à l’approche du mois de Ramadan. Cependant, jusqu’à ce jour, nous n’avons observé aucun signe de cette réouverture », regrettent-ils.
C'est ainsi qu’un grand nombre d’oulémas et prédicateurs comoriens sollicitent auprès des responsables de ce pays d’examiner les possibilités de procéder à la réouverture des mosquées dans les meilleurs délais. Sachant que ces derniers s’engagent à respecter les mesures barrières préconisées par les autorités compétentes. Du coté du Muftorat, il trouve légitime et normal que des gens notamment des prédicateurs sollicitent la réouverture des mosquées. « Même nous Dar iftaou, sollicitons la même chose. Mais nous ne pouvons rien faire. Les mosquées sont fermées par un décret et il en faut un autre pour leur réouverture », rétorque le secrétaire général du Muftorat, Ismael Yamani Ali.
Ce dernier montre que d’ici quelques jours il y’aura une rencontre entre le Muftorat et le comité scientifique pour faire le bilan des trois semaines de la rentrée scolaire. « Si le comité scientifique donne son aval, nous allons présenter les résultats au chef de l’Etat pour qu'il signe le décret », précise-t-il.
Ibnou M. Abdou
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