La Gazette

des Comores

Fermeture des conférences religieuses « L’union fait la force » au sein des Oulémas

  •  
  •   admin
Fermeture des conférences religieuses « L’union fait la force » au sein des Oulémas © : HZK-LGDC

Une série de conférences religieuses a été initiée, il y a trois mois par l’ensemble des oulémas des Comores. Après avoir sillonné les îles ainsi que toutes les régions, ils ont choisi M’béni pour clôturer leur rassemblement religieux.


Dimanche dernier, la place publique de M’béni était noire du monde. Il s’agit des chefs religieux venus assister à la dernière conférence d’une longue série, « après avoir sillonné toutes régions des trois îles », explique Dr Ahmed Twaouilou, principal animateur de cette rencontre purement religieuse. Pour lui, l’objectif est simple : « quels sont les voies et moyens de souder l’unité des chefs religieux des Comores, pour qu’ils parlent d’une seule voix ».

Le premier intervenant, Mohamed Cheikh Ali, a insisté sur le rôle du rassemblement des Oulémas dans une société. Ces derniers doivent agir comme des guides qui orientent l’opinion publique. « Dans une société, ce sont les oulémas qui œuvrent pour la stabilité politique et la cohésion sociale. C’est eux qui tracent et orientent les débats sociaux », ajoute-t-il, avant de lancer un appel en guise de recommandation : « vous les guides supprimes de la religion islamique de ce pays, unissez-vous et abandonnez les intérêts personnels, qu’ils soient politiques ou villageois, car c’est ainsi que vous serez respectés ».

Pour Yahaya Mohamed Illiyassa, ancien ministre des affaires islamiques, les enjeux de ce rassemblement restent primordiaux. « Avant tout c’est une obligation divine. Et cela est  justifié par plusieurs versets du Livre Saint (Le Coran)», insiste ce conseiller privé du chef de l’Etat, chargé du monde arabe. « Pourquoi ne pas classer par catégories de mérite nos Ouléma pour que chacun occupe dignement sa place », se demande pour sa part Dr Saïd Ahmed.

Le choix de la ville de M’béni pour clôturer cette série de rencontres religieuses dans n’est pas fortuit. « C’est ici le berceau des Oulémas comoriens », affirme Dr Bacha. Et lui d’ajouter qu’après avoir plusieurs fois entendu certains propos dénigrant certains d’entre eux, ils ont conclu qu’il est temps de réagir. « C’est fini. Personne ne veut plus entendre ces propos », a-t-il martelé. Il faisait référence à des certains propos tenus par des chefs religieux, à l’occasion de différentes cérémonies religieuses, appelant à la haine, ou à désobéir aux autres. « Des fois, on demande aux autorités du pays d’incarcérer certains d’entre eux lorsqu’ils refusent, à titre d’exemple, de jeûner le jour du Swaha Mwedja ou de pratiquer le Dhikri (Dayrat)», insiste Dr Bacha pour qui, ce sont des propos d’une époque qu’il souhaite révolue. 

 

Ibnou M. Abdou

 

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

Commentaires (0)