Funeste destin pour une petite fille d’à peine 5 ans. Disparue la veille, elle a été retrouvée le lendemain matin, aux abords de la maison familiale, dans un état alarmant et peinant à marcher. C’est le cri strident de son père qui a alerté le voisinage, qui craignait déjà le pire. Dans ces circonstances il serait difficile de parler d’un dénouement heureux, nous dirons tout simplement que l’horrible a été évité, car le pire s’est abattu sur le destin de cette petite fille.
Plus jamais, la vie de cet enfant ne ressemblera à celle d’une fillette de son âge. Si elle survit, elle doit vivre avec ce traumatisme toute sa, et toutes les conséquences que cela implique. C’est vers 18h, selon les témoignages du voisinage que le père aurait signalé la disparition de son enfant « C’est vers 18h que le père, constatant que sa fille n’est pas dans les parages après l’école coranique de l’après-midi, qu’il a commencé à alerter les voisins de la disparition de son enfant», relate un témoin. Nous sommes-là, dans les hauteurs de la capitale, dans le quartier de Sahara, où cette scène dramatique se serait déroulée. Selon les premiers éléments recueillis sur place, la fillette aurait été victime d’une agression sexuelle avant d’être abandonnée dans les bois. Et pourtant, les recherches n’ont pas tardé à être engagées. Dès le signalement de sa disparition, d’importants efforts ont été déployés pour retrouver la fillette, mais sans succès jusqu’au lendemain matin.
A l’aide d’un mégaphone, le quartier et ses environs directe a été parcourue pour signaler la disparition de l’enfant peu après la dernière prière du jour. « En plus du mégaphone, nous avons fait du porte à porte, pour essayer désespérément de voir si l’enfant n’était pas caché dans l’une des maisons du voisinage. Jusqu’à une heure du matin, nous avons fait un battu dans la forêt pour voir si on pouvait tomber sur les traces de l’enfant en vain » précise le témoin. C’est donc au petit matin, que l’enfant a été retrouvé hagard essayant de rejoindre le domicile familial. Et pendant ce temps-là, l’enfant continuait à souffrir. Enfermée, violée et totalement impuissante, cette petite fille, qui ne comprenait certainement pas ce qui lui arrivait, était devenue l’objet sexuel de son bourreau. Personne ne peut imaginer la souffrance qu’a endurée cette enfant, pendant que la plupart des gens dormaient, ou tentaient de dormir avec la peur au ventre, craignant le pire pour elle. Après avoir été retrouvé les témoignages divergent quant à la suite des événements. L’enfant aurait désigné l’endroit où elle a été séquestrée, alors que d’autres disent qu’elle n’avait plus la force.
Toujours est-il qu’après la prière de l’après-midi, la gendarmerie aurait investi les lieux, et un suspect aurait été arrêté dans son lieu de travail. Les partisans de la première thèse, disent que l’enfant ou ses parents auraient désigné sa maison comme le lieu de séquestration toute la nuit de dimanche. « Ça reste à confirmer, mais il paraît que le suspect aurait prêté sa maison à une personne, et c’est cette personne qui aurait violé l’enfant », explique un autre témoin, présent lors de l’arrestation. Quant à la fillette, elle aurait été prise en charge par les services médicaux et placée sous surveillance. Selon les informations recueillies, elle aurait déjà subi plusieurs interventions chirurgicales, rendues nécessaires par la gravité des blessures subies.
Cet acte odieux intervient moins d’un mois après un autre incident au cours duquel un jeune homme se serait introduit dans un domicile, avec l’intention présumée d’agresser une jeune fille. Interpellé par les membres de la famille, il aurait ensuite été remis aux autorités judiciaires. Après quelques jours de détention, il aurait toutefois été remis en liberté. Selon plusieurs témoignages recueillis dans le quartier, le jeune homme aurait déjà fait l’objet de signalements pour des comportements jugés déplacés. Des habitants affirment notamment l’avoir surpris à plusieurs reprises en train de se livrer à des actes d’exhibition sexuelle dans des lieux isolés, notamment dans des champs ou des maisons en construction. Ces éléments, qui restent à confirmer par les autorités compétentes, soulèvent néanmoins de sérieuses interrogations sur le suivi de ce type de signalements et sur les mesures de prévention mises en place.
Imtiyaz
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