Le président du syndicat des pêcheurs à Mohéli avait eu une panne technique de son moteur en pleine mer. C’est grâce à une balise et un GPS qu'il avait sur lui, que les agents de la garde côte en collaboration avec le centre de surveillance ont pu le sauver.
Il était 8h du matin de ce vendredi 7 mai lorsque Solo, le président des pêcheurs à Mohéli est parti à la pêche avec Nafion, son coéquipier en période de mauvais temps. « Lorsque nous nous sommes trouvés très éloignés de l’île, la mer était devenue très agitée et les fils électriques qui relient le moteur ont grillé » explique Solo.
« Aucune solution de réparation n’était envisageable, c’est alors que j’ai pensé à utiliser la balise pour alerter le centre de surveillance » dit-il. Ce signal, selon ce pêcheur chevronné, a été conçu pour être perçu par tous les centres des pays de l’océan indien.
C’est ainsi que le centre de surveillance dont le siège est à la direction de la pêche est entré en contact téléphonique avec Solo. Celui-ci a su utiliser le GPS pour leur fournir les coordonnées de localisation. « Nous avions eu le réseau téléphonique un moment et même si il n’y avait pas de téléphone avec la balise seule on pourrait nous localiser » rassure le président des pêcheurs.
Sur la plage à côté du marché de Fomboni, une petite maison en tôles rouillées, abrite le siège du service des gardes côtes sans aucune vedette. Pourtant, des sources concordantes indiquent que cette structure au niveau national aurait reçu 12 vedettes. Alertés par le centre de surveillance qui a eu à travers le projet Swiofish a loué en même temps « air gogoni » une vedette de type Coma 4 d’un certain Tarzan, cette équipe de garde côte n’a tardé à retrouver Solo et son coéquipier et les a ramenés sur terre ferme une heure et 30 minutes de temps après.
« Je lance un appel à tous les pêcheurs sans exception de se munir à chaque fois qu’ils partent en mer, d'un GPS mais surtout d’une balise, car sans ces deux outils, à l’heure où je vous parle nous aurions dû être portés disparus » a-t-il indiqué. Pour les balises, le projet Swiofish a octroyé 6 appareils, selon Solo, à certains pêcheurs pour apprendre la manipulation aux autres « mais cet outil sera disponible en quantité suffisante dans les mois qui viennent par le même projet » précise-t-il.
Riwad
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC