Les examens nationaux ont démarré la semaine passée. Malgré la crise dans le secteur de l'éducation nationale, tous les établissements du pays ont soumis leurs élèves aux examens nationaux. A Nkurani ya Sima (Sud de Ngazidja) pourtant, près d'une centaine d'élèves n'a pas passé les épreuves du baccalauréat. Sur décision de leur propre village.
12 886 candidats inscrits aux épreuves du baccalauréat. La grande majorité passe en ce moment les examens. A Nkurani ya Sima pourtant, une centaine d'entre eux n'est pas concernée. Pour cause, les villageois de cette localité de Mbadjini ont demandé l’installation d’un sous-centre dans leur localité. Une demande qui « ne peut être exaucée » selon les textes de l’Office national des examens et concours (Onec). Les candidats décideront de bouder les épreuves, et ne se rendront pas à Ouziwani, chef-lieu de la région de Ngwéngwé où ils devaient passer leurs examens.
« C’est regrettable que des responsables empêchent plus d’une centaine d’enfants de participer à l’examen du baccalauréat pour des raisons banales », laisse entendre Abdou Bacar Ahmed, directeur général adjoint de l’ONEC. Ailleurs, les épreuves se déroulent sans incident majeur à en croire les différents sous-centres concernés. A Moroni, les responsables parlent de « présence massive ». A l’école privée Avenir-primaire où sont réunis les 300 candidats de la série A1, le responsable du sous-centre, Mourchid Abdillah témoigne que dans l’ensemble, « tout est en règle hormis quelques anomalies comme le retard d’un candidat à l’épreuve de Français » lundi et « quelques erreurs » relevés lors de l’épreuve d’Arabe qui ont été à l’origine de son annulation.
Pour Jacsimen Siaka et Andjouza Mmadi, tous deux candidats en série A1, les tests sont abordables. « Le seul souci que nous avons eu et qui nous faisait peur, ce sont les erreurs de l’épreuve d’Arabe. Un coup de chance qu’elle soit annulée! Les autres épreuves en général étaient abordables. Pour ceux qui ont pris le temps de bien réviser, tout se passera bien car rien ne tombe au hasard », nous ont-ils confié.
Au lycée Said Mohamed Cheikh de Moroni, les candidats de la série A4 ainsi que le responsable du sous-centre et proviseur du lycée de Moroni, Mohamed Ali Abdallah se montrent confiants. Pour ce dernier, le seul bémol réside dans les absences. « Depuis dimanche que les épreuves écrites ont débuté, il n’y a eu aucun retard mais on a eu beaucoup d'absences. Le premier jour, 47 candidats sur les 784 du sous-centre ne se sont pas présentés, le deuxième et le troisième jour, ce sont 52 candidats qui étaient absents », a regretté le responsable du sous-centre.
Pour Mounirat Minihadji, candidate en A4, les épreuves bien que stressantes, sont aussi l'occasion de revoir les amis et décompresser un peu. « C’est la première fois que je passe le bac et j’espère que ça sera la seule et unique fois! Malgré le stress du premier jour, je suis quand même contente de revoir mes amis », dira celle qui juge les tests comme « pas trop compliqués ».
Pour le directeur général adjoint de l’ONEC, le plus important est de rassurer les candidats pour qu'ils soient en confiance et donnent le meilleur d'eux-mêmes. « Rappeler aux candidats de garder leur calme, de ne pas paniquer, de maitriser la pression et d’avoir confiance en soi pour éviter de perdre pied », seront ses mots. Les épreuves ont démarré samedi avec l’épreuve facultative de Dessin qui a réuni 1014 candidats à Ngazidja, 482 à Mohéli et 317 à Anjouan. Elles prendront fin aujourd'hui mardi, pour le plus grand bonheur, on l'espère, des futurs bacheliers.
A.O Yazid
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