Après les institutions, c’est au tour des médias et de la société civile de se prêter à l’exercice de l’évaluation du cycle électoral qui vient de s’achever avec les élections présidentielles et des gouverneurs des îles. La deuxième table de concertation s’est tenue lundi dans un hôtel de la place.
Le cycle de l’évaluation des derniers scrutins se poursuit avec la deuxième table de concertation des médiats et de la société civile. Les journalistes et les membres de la société civile se sont livrés à l’exercice de diagnostic propre à leur statut sur le cycle électoral qui vient de connaitre son épilogue. Après la présentation d’une étude comparative sur les élections aux Comores par l’expert de l’ECES, trois groupes se sont constitués représentant –les journalistes – l’organisation de la société – le citoyen lambda. Le travail consiste à déterminer le contexte, la cause et les recommandations.
« J’attends de cette table de concertation que vous (les participants : ndlr) fassiez vos constants et donniez les recommandations sans passion aucune », a déclaré Ahmed Djaza président de la Ceni à l’ouverture de l’atelier.
« Les élections ne se terminent jamais. C’est pourquoi il faut maintenir le cycle électoral », a indiqué Said El Sanadiki conseiller électoral senior au PACT II aux Comores, ajoutant que les constations sont normales dans toute élection. « Ce qui est inquiétant c’est quand il y a absence du mécanisme de contestation », a-t-il continué.
« Il n’y a pas d’élection parfaite, il y a une élection acceptée. Une fois qu’une élection est contestée c’est déjà un acquis et ce qui montre que la démocratie est en marche », a renchéri Said Mzé Dafiné commissaire à la communication à la Ceni.
« Le gouvernement de l’Union des Comores a décidé de procéder à une évaluation du cycle électoral 2014-2016. A travers cinq tables rondes et ateliers de réflexion, tous les acteurs au processus électoral sont invités à participer à l’évaluation de ce processus électoral », a indiqué Mbaé Tamimou directeur des opérations électorales.
« La semaine dernière, les institutions chargées de la gestion électorale se sont livrées à cet exercice. Aujourd’hui c’est votre tour. On vous invite à faire votre propre diagnostic du cycle électoral », a-t-il fait savoir. Et lui de conclure « il s’agit surtout de ressortir les points forts et faiblesses de votre propre vécu du processus. Il s’agit aussi de réfléchir sur des propositions et sur des suggestions pouvant améliorer l’environnement électoral des futurs rendez-vous politiques ».
Le processus continue ce mardi, avec la table de concertation des organisations et partis politiques, qui clôturera le cycle des tables de concertation.
Maoulida Mbaé
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