Etre conscients, se mobiliser, et être prêts à relever les défis pour la protection de l’environnement et la lutte contre le changement climatique. C’est dans un atelier qui a eu lieu dans un hôtel de la place vendredi dernier dans le cadre du « Renforcement de la résilience des Comores aux risques de catastrophes liées au changement et à la variabilité climatique », que le commissaire en charge de l’Environnement a lancé cet appel.
« Etant conscient de relever ensemble, les défis face aux menaces qui guettent l’ensemble de nos régions, plus particulièrement le Nord Mitsamiouli et les localités environnantes, où l’érosion côtière est alarmante, une action immédiate est requise », lance d’emblée Mohamed Abdou Mlanao, commissaire en charge de l’Environnement. Selon lui, il est bien important que le pays et les autorités compétentes s’engagent pleinement dans la prévention et la lutte contre les catastrophes liées à la variabilité du climat.
Pour lutter contre ce fléau, le gouvernorat de Ngazidja appelle à la réduction de l’action humaine, notamment la déforestation, l’exploitation irrationnelle des ressources naturelles avec le prélèvement abusif du sable de mer et des galets et les impacts des changements climatiques. Mohamed Abdou Mlanao explique que ces derniers « constituent les facteurs qui contribuent à l’augmentation de la vulnérabilité des communautés face aux risques des catastrophes ». « Ainsi, pour réduire cette vulnérabilité, je lance un appel solennel à tout un chacun et à tous les niveaux, national, insulaire et communautaire à assumer leur responsabilité ; ceci va de la survie du pays en général et de l’île de Ngazidja en particulier », montre-t-il.
L’île de Ngazidja est, parmi les quatre îles, touchée quotidiennement par ces catastrophes naturelles. Avec le volcan Karthala, sa vulnérabilité devient de plus en plus considérable. De ce fait le commissaire montre que la vocation première de ce projet est de « contribuer au renforcement de la capacité d’adaptation de la population Comorienne » afin que cette dernière soit en mesure de « gérer les risques de catastrophes et réduire ainsi la vulnérabilité des communautés au changement climatique ». « Le projet vise à contribuer à l’évaluation des risques et de la vulnérabilité, à l’élaboration des cartes de risques et de vulnérabilité des communautés locales et de la modélisation des risques hydrométéorologiques et géologiques », insiste M. Mlanao.
Pour finir, ce dernier souligne que pour une lutte efficace, la population et les autorités se doivent d’élaborer et de respecter un plan d’aménagement du territoire. « L’absence de plan d’aménagement du territoire tenant compte des impacts des changement climatiques, de la règlementation liée à la réduction des risques des catastrophes, le non-respect des textes en vigueur, la non appropriation des plans d’urgence, entre autres, constituent les principaux défis de l’île en matière de réduction des risques des catastrophes », a-t-il conclu. Les Comores se doivent de mettre en place une politique qui sera accompagnée d’une stratégie pour se protéger des changements climatiques quotidiens car c’est une réalité et au niveau du pays, il y’a d’ores et déjà des sérieux risques naturels et climatiques divers et variés, notamment les tempêtes tropicales, les inondations, les glissements de terrain, les éboulements, l’érosion côtière et la montée des eaux.
A.O Yazid
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.
© : HZK-LGDC