Hier dans un hôtel de la place s’est tenu un atelier de validation d’un « projet de loi sur l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation ».
Le pays s’est donc engagé au niveau mondial pour la protection de cette biodiversité en ratifiant la Convention sur la Diversité Biologique, le protocole de Cartagena et le protocole de Nagoya. Ce dernier vise à promouvoir le partage juste et équitable des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques. Afin de satisfaire les obligations du protocole, un projet global pour le Renforcement des ressources humaines, du cadre légal et des capacités institutionnelles pour la mise en œuvre nationale du protocole de Nagoya (APA) a donc été identifié.
Il vise essentiellement à développer et renforcer le cadre juridique, politique, et institutionnel en matière d’Accès et partage des Avantages découlant des ressources génétiques. C’est Youssouf Elamine Mbechezi, le Directeur Général de l’Environnement et des forêts qui a ouvert l’atelier et montré l’importance que le pays accorde à disposer d’un tel outil pour mieux protéger les intérêts de nos communautés. Dans un des principes généraux de la loi, il est indiqué que la protection de la diversité biologique, des ressources génétiques et des connaissances traditionnelles associées en tant que richesse nationale nécessite un usage rationnel dans le cadre d'une politique de développement intégrée.
Aussi l’objectif premier de l’atelier était de recueillir les avis des participants, constitués de points focaux nationaux des conventions sur l’environnement, des juristes, des représentants des différentes institutions (pêche, agriculture, recherche, environnement, etc.), des représentants de l’Ile, des tradi-praticiens, des représentants de l’Université des Comores, la Presse, des ONG et du secteur privé. Il s’agissait en outre de discuter et de vérifier que ce document est en conformité avec le contexte national.
Apres la présentation du projet de loi, trois groupes de travail ont été formés pour l’examen du texte et ont formulés leurs remarques et suggestions au consultant juriste qui va se charger de le consolider avec le travail déjà mené à Anjouan et à Mohéli, en vue de sa présentation dans un atelier national de validation.
Pour rappel, le projet PNUD-FEM « Renforcement des ressources humaines, du cadre légal et des capacités institutionnelles pour la mise en œuvre nationale du protocole de Nagoya », reconnu sous l’appellation « Projet APA Global », est un projet de 3 années qui vise spécifiquement à appuyer 24 pays, y compris l’Union des Comores, à développer et à renforcer au niveau national leurs cadres APA, les ressources humaines et les capacités administratives pour la mise en œuvre du protocole de Nagoya.
Mmagaza
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC