Après un an de retard dû à la pandémie de COVID-19, la Conférence des Nations Unies sur la biodiversité a débuté hier à Kunming en République Populaire de Chine pour créer une dynamique politique en vue de l'adoption d'un nouveau cadre mondial pour la biodiversité en 2022.
La Conférence se réunie sous le thème « Civilisation écologique – Construire un avenir commun pour toute vie sur Terre » en deux parties : un segment virtuel, qui aura lieu du 11 au 15 octobre 2021, et un segment en présentiel prévu pour se tiendra à Kunming, en Chine, du 28 avril au 8 mai 2022. Bien que la première partie de la Conférence, soit convoquée virtuellement, elle comprend une présence limitée de délégués gouvernementaux à Kunming. La Conférence comprendra des sessions plénières et un segment de haut niveau. Le segment de haut niveau devrait se concentrer sur les préparatifs du cadre mondial de la biodiversité (GBF) post-2020 et adopter une déclaration de Kunming, ajoutant un élan politique aux négociations.
L'objectif principal de la Conférence des Nations Unies sur la biodiversité est de négocier et d'adopter avec succès le cadre mondial de la biodiversité (GBF) post-2020, qui fournira une vision stratégique et une feuille de route mondiale pour la conservation, la protection, la restauration et la gestion durable de la biodiversité et des écosystèmes pour la prochaine décennie. Le cadre est actuellement en cours de négociation au sein du Groupe de travail à composition non limitée sur le GBF. La première version a été publiée en juillet 2021 et, en s'appuyant sur les enseignements tirés du Plan stratégique pour la biodiversité 2011-2020 et de ses objectifs d'Aichi, reconnaît qu'une transformation urgente de nos modèles sociaux et économiques est nécessaire pour la conservation de la biodiversité et le rétablissement de écosystèmes naturels.
La Convention sur la diversité biologique (CDB) a été adoptée en 1992 et signée par 150 chefs de gouvernement lors du Sommet de la Terre de Rio en 1992. Il est entré en vigueur le 29 décembre 1993. Il vise à promouvoir la conservation de la biodiversité, l'utilisation durable de ses éléments et le partage juste et équitable des avantages découlant de l'utilisation des ressources génétiques. La Convention compte actuellement 196 parties dont les Comores.
La CDB reconnaît que la biodiversité, en plus des plantes, des animaux, des micro-organismes et de leurs écosystèmes, concerne les personnes et leurs besoins. Le déclin de la biodiversité a un impact direct sur le bien-être humain, la santé, le potentiel productif et la résilience. Les sociétés humaines sont liées à la nature et les économies dépendent fortement du flux de services et de biens écosystémiques, notamment la nourriture, les matières premières, la pollinisation, la filtration de l'eau et la régulation du climat.
Les avantages potentiels de la conservation de la biodiversité pour les personnes et la planète ne sont pas toujours correctement calculés ou compris, nécessitant une communication forte. Valoriser la biodiversité dans la prise de décision à tous les niveaux en tant que priorité de durabilité à long terme est une condition préalable pour ralentir, arrêter et éventuellement inverser le déclin accéléré de la nature.
Cette présente conférence sur la biodiversité de 2021, comprend la 15e réunion de la Conférence des Parties (COP 15) à la Convention sur la diversité biologique, la 10e réunion de la Conférence des Parties servant de réunion des parties au Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques, et la quatrième réunion du Protocole de Nagoya sur l'accès et le partage des avantages.
Mmagaza
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