La beauté de Moroni, capitale de l’Union des Comores, doit être l’affaire de tous. Au lieu de la préserver pour un environnement sain et propre, on la pollue. Un constat avéré dans tous les quartiers de la ville, où les habitants assistent impuissants à la dégradation de l’environnement et de son image.
Moroni, capitale des ordures. Le nom colle bien avec l’image que reflète notre capitale. Aux quatre coins de la plus grande agglomération des Comores, Moroni, les déchets débordent les rues et les ruelles, pour ne pas dire « cohabitent » avec la population. Pollution et dégradation de l'image de notre capitale. A Moroni, comme dans les autres grandes villes de l’archipel, chaque endroit peut servir de dépôt d’ordures et pas que, car l’on se permet de les brûler devant les magasins ou habitations, ignorant, alors les conséquences néfastes, maladie et pollution, de ces actes d’incivilité et de la faillite d’un système d’assainissement urbain.
La Mairie de la capitale, malgré quelques initiatives, déplore cette situation. Interrogé, Nadjim Kalfane, Chargé de la communication de la mairie de Moroni, rappelle que malgré tous les moyens déployés, peine à redorer l’image de la capitale. « Nous travaillons jour et nuit, nous sensibilisons la population mais elle fait la sourde oreille. Il y a une fréquence de ramassage de deux fois par semaine dans tous les quartiers mais nombreux sont ceux qui déposent les ordures un peu partout en dehors des horaires de ramassage », regrette notre interlocuteur.
Le respect des règles, un mal pour notre société pas seulement dans le dépôt et ramassage d’ordures. Nadjim Kalfane fait savoir que certains abandonnent leurs déchets un peu partout car ne « voulant pas payer le ticket mensuel de 1500 kmf. Ces mêmes personnes préfèrent, selon le chargé de communication, créer des dépôts sauvages en pleine capitale. « Ils profitent pendant la nuit quand il n’y a personne dehors pour jeter leurs immondices », dénonce-t-il. Pour cet agent de la mairie, la population doit faire preuve de responsabilité et contribuer à garder Moroni propre. « Nous devons, ensemble, respecter la ville et la préserver pour avoir un environnement sain », poursuit notre interlocuteur, rappelant que « Moroni est notre capitale, elle nous appartient à tous et à toutes ».
Les dépôts sauvages ce n’est pas seulement l’affaire de ceux qui refusent le ticket. Dans les places publiques, dans les taxis ou même les voitures familiales, le largage d’ordures, canettes ou autres, est monnaie courante. Est-ce par ignorance ou une volonté de nuire à l’image de la ville ? Une chose est sûre, la protection de l’environnement doit être l’affaire de tous. Dans les écoles comme dans les foyers, elle doit être inculquée aux plus jeunes.
Nassuf Ben Amad
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