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Environnement : Mohéli déclare la guerre au plastique

Environnement : Mohéli déclare la guerre au plastique © : HZK-LGDC

Face à la menace grandissante des déchets plastiques sur ses côtes, ses plages et ses écosystèmes marins, Mohéli franchit une nouvelle étape dans la protection de son patrimoine naturel. Lancée le 16 juin à Fomboni par la Commission de l’océan Indien (COI) à travers le projet EXPLOI, l’initiative « Mohéli Zéro Plastique » ambitionne de fédérer institutions, associations, entreprises et citoyens autour d’un objectif commun : faire de l’île un modèle régional de gestion durable des déchets et de préservation de l’environnement.


Mohéli veut tourner la page du plastique. Réunis mardi 16 juin à Fomboni, les acteurs institutionnels, associatifs et économiques de l’île ont lancé l’initiative « Mohéli Zéro Plastique », portée par la Commission de l’océan Indien (COI) dans le cadre du projet EXPLOI – Expédition Plastiques Océan Indien. Cette démarche intervient dans un contexte où la pollution plastique est devenue l’un des plus grands défis environnementaux de l’océan Indien. Chaque année, des tonnes de déchets finissent dans les mers, menaçant la biodiversité, les activités économiques et la santé des populations. Pour une île comme Mohéli, réputée pour la richesse de ses récifs coralliens, de ses mangroves et de ses plages préservées, l’enjeu est particulièrement crucial.

Les conséquences de cette pollution sont déjà visibles. Les déchets plastiques s’accumulent sur le littoral, dégradent les habitats naturels et mettent en péril plusieurs espèces marines. Les tortues marines, emblèmes de Mohéli et piliers de son attractivité écotouristique, figurent parmi les plus exposées. Les plages de ponte, indispensables à leur reproduction, sont de plus en plus menacées par l’accumulation des déchets. Lors de l’atelier de lancement, Marchadour Florian, expert en économie circulaire du projet EXPLOI, a expliqué que cette première rencontre vise avant tout à dresser un état des lieux des initiatives déjà existantes. L’objectif est d’identifier les actions menées sur le terrain, de comprendre les difficultés rencontrées et de construire, avec l’ensemble des acteurs, une stratégie adaptée aux réalités locales.

Même approche pour Anfani Msoili, chargé de mission à la COI, qui a insisté sur l’importance de l’écoute et de la concertation. Selon lui, la réussite du projet dépendra de la capacité à unir les efforts des institutions, des communautés, des associations et du secteur privé autour d’une vision commune. Au-delà de la réduction des déchets, « Mohéli Zéro Plastique » entend promouvoir le recyclage, développer l’économie circulaire et créer de nouvelles opportunités économiques. Sensibilisation dans les écoles, renforcement des capacités des collectivités, amélioration du tri et de la collecte des déchets : plusieurs actions concrètes sont envisagées. À travers cette initiative, Mohéli affiche une ambition claire : préserver son patrimoine naturel exceptionnel tout en construisant un modèle de développement durable capable de concilier protection de l’environnement, bien-être des populations et création d’emplois. Un défi de taille, mais aussi une nécessité pour l’avenir de l’île.

Riwad


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