Dans la semaine, du 5 au 9 juin, l’ONU a tenu sa toute première conférence sur les océans à New York. C’était l’occasion pour le secrétaire général de l’ONU, António Guterres de rappeler les enjeux de la préservation des océans, quelques jours seulement après le retrait des États-Unis de l’accord de Paris sur le climat. « Nous devons mettre de côté les gains à court terme pour empêcher une catastrophe mondiale à long terme », a-t-il déclaré.
Cette conférence a réuni les États membres de l’ONU, des observateurs et des organisations scientifiques et environnementales pour permettre de respecter l’objectif 14 adopté en 2015 par les 193 États membres de l’ONU qui est de « Conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable. »
En marge de cette importante manifestation, la délégation comorienne conduite par M. Youssouf Hamadi, le secrétaire général de la Vice-présidence en charge du ministère de l’Environnement, a rencontré la Fondation Cousteau, connue pour son savoir-faire et expertise sur la question des océans. Les échanges ont porté sur la situation environnementale des Comores, d'une part et les activités de l'Equipe Cousteau d'autre part.
Le Secrétaire Général a souligné que ce milieu marin, est le moins connu de tous les milieux naturels des Comores. Et pourtant, c’est le milieu le plus riche, mais le plus affecté par l’action anthropique, des phénomènes naturels, accentués aujourd’hui par les changements climatiques. Comme toutes les mers et les Océans, les écosystèmes marins des Comores sont victimes de la pollution marine par les hydrocarbures. En effet, 30% de la production mondiale passe par les Comores en provenance du Golfe vers l’Europe et l’Amérique.
Aussi étant donné ces menaces qui pèsent sur la sécurité alimentaire et l’économie du pays et sur des espèces probablement d’intérêt mondial, il a été convenu, sous réserve d’un accord du gouvernement, de mettre en place et réaliser un programme d'excellence qui permette de générer des revenus à travers le développement d’activités économiques durables et créatrices d’emplois.
Il est apparu de nombreux points de convergence entre les souhaits exprimés par les Comores et les programmes de l'Equipe Cousteau qui permettraient d'accompagner les Comores en vue de contribuer à dresser un inventaire et une cartographie du patrimoine naturel maritime. Une gestion effective des aires marines protégées, et le cas échéant, l’aide à la décision pour la déclaration et le zonage de nouvelles aires. Aussi la protection de sites clef pour des espèces sensibles, comme les sites de ponte des tortues vertes, la mise en valeur et la protection du Cœlacanthe.
La délégation souhaiterait que d’ici peu un programme spécial d’information, communication et sensibilisation de la population et des décideurs soit mis en œuvre sur l’importance de la mer au double plan de la sécurité alimentaire et de la croissance. Aussi le Réseau national des aires protégées et le projet Swofish1 prennent le leadership sur cette question en attendant le suivi de ce dossier par les autorités.
Mmagaza
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