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Environnement: Le Congrès de l’UICN se poursuit à Marseille

Environnement: Le Congrès de l’UICN se poursuit à Marseille © : HZK-LGDC

Le monde reconnaît de plus en plus le lien inextricable entre conservation de la biodiversité et bien-être économique et humain, une connexion que la pandémie de COVID-19 a rendue d’autant plus visible. Le Congrès de l’UICN constitue une étape clé pour la conservation de la nature et le développement d’un nouveau cadre mondial pour la biodiversité.


Pour rappel, le Congrès mondial de la nature de l’UICN rassemble la communauté mondiale de la conservation de la nature, y compris les meilleurs experts internationaux en sciences, politiques et pratique de la conservation. Organisé tous les quatre ans, le Congrès permet aux 1 400 organisations Membres, dont des États, la société civile et les peuples autochtones, de déterminer de façon démocratique les questions les plus urgentes en matière de conservation de la nature, ainsi que les actions à entreprendre pour y répondre.

 

Aussi le Forum a poursuivi ses travaux avec un programme chargé rempli de sessions thématiques, de dialogues de haut niveau et de sommets de haut niveau. Les faits saillants ont porté sur un dialogue de haut niveau axé sur la nécessité d'une approche « Une seule santé », soulignée par l'émergence de la COVID-19; un voyage dans le temps imaginaire dans le futur dans le but de concevoir les mesures de conservation nécessaires pour inverser la tendance et arrêter la dégradation de l'environnement et aussi une session sur l'agriculture et la conservation, mettant en évidence la nécessité de briser les silos et d'impliquer plusieurs secteurs dans les efforts de durabilité.

 

En outre, le Forum s'est poursuivi avec une pléthore de sessions sur les domaines thématiques du Congrès par une longue session interactive sur le cadre mondial de la biodiversité post-2020 (GBF), fournissant des contributions potentielles sur différents segments du cadre, une séance émouvante sur les défenseurs de l'environnement, soulignant qu'un nombre record de 331 ont été tués en 2020, dont plus de la moitié en Amérique latine et un panel de haut niveau offrant des informations précieuses sur la manière dont les objectifs ambitieux pour les aires protégées peuvent être atteints.

 

Par ailleurs, Carlos Manuel Rodriguez, PDG et président du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) a animé le panel sur l'innovation pour financer la conservation et la restauration des écosystèmes. Yannick Glemarec, directeur exécutif du Fonds vert pour le climat (GCF), a souligné la nature indépendante du capital et des partenaires des projets du GCF, ce qui facilite divers projets avec un large éventail d'institutions. Benigno López Benítez, de la Banque interaméricaine de développement, a souligné le rôle de l'inclusion de la nature dans les projets de récupération post-COVID-19 en augmentant la chaîne de valeur des biens.

 

Quant à Chadia Wannous, de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), elle a souligné trois priorités pour prévenir de futures pandémies : le renforcement des capacités vétérinaires pour détecter et gérer les maladies infectieuses à l'intersection de l'environnement, de la santé humaine et animale, réduire les risques du commerce d'animaux domestiques et sauvages et l'amélioration du partage de l'information et de la recherche. Le Congrès est prévu pour prendre fin le 11 septembre.

 

Mmagaza


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