La Gazette

des Comores

Environnement : La protection de la couche d’Ozone, quel bilan 32 ans après ?

Environnement : La protection de la couche d’Ozone, quel bilan 32 ans après ? © : HZK-LGDC

A l’occasion de la célébration de la Journée Mondiale de la protection de la couche d’Ozone, une conférence-débat a eu lieu au Ministère de l’Environnement à Mdé en vue de faire le point des activités menées par le Bureau Ozone Comores.


Cette journée avait été instituée en 1994 à travers une résolution de l'assemblée générale des Nations Unies. Cette résolution invite tous les États membres à consacrer cette journée à l'encouragement d'activités concrètes conformes aux objectifs du Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d'ozone. Le thème choisi cette année est « 32 ans et en voie de guérison». Ce thème salue l’action collective menée au cours des 32 dernières années par les Parties au Protocole de Montréal, adopté en 1987, aux fins du rétablissement de la couche d’ozone, ainsi que l’engagement pris au niveau mondial de lutter contre les changements climatiques.

 

Par ailleurs, le Protocole de Montréal a sensiblement contribué à atténuer les effets des changements climatiques en évitant l’émission de plus de 135 milliards de tonnes d’équivalent en dioxyde de carbone dans l’atmosphère rien qu’en éliminant des substances qui appauvrissent la couche d’ozone. La formation d’ozone est un phénomène naturel, qui résulte de la recombinaison d’un atome d’oxygène et d’une molécule d’oxygène. La transformation d’oxygène en ozone est un processus plus ou moins équilibré de sorte que la quantité d’ozone restait relativement stable. Aussi, on parle d’appauvrissement de la Couche d’ozone quand l’équilibre naturel qui existe entre la production et la destruction de l’Ozone stratosphérique est déplacé dans le sens de la destruction.

 

Cette situation est créée quand il y a interférence entre l’Ozone et des produits synthétiques appelés SAO (substances qui appauvrissent l’ozone). Ce sont des substances synthétiques chimiques et organiques inventées vers les années 1928 et qui ont la propriété d’être stables et ininflammables. Mais qui ont malheureusement le pouvoir de détruire la couche d’Ozone. En septembre 1987, des efforts visant à négocier des obligations contraignantes pour réduire l’utilisation de SAO ont conduit à l’adoption du Protocole de Montréal, entré en vigueur en 1989. Le protocole et tous les amendements, à l'exception de son amendement le plus récent, l'amendement de Kigali, ont été ratifiés par 197 parties.

 

En 1994 les Comores ont ratifié la Convention de Vienne pour la protection de la couche  d’ozone et le Protocole de Montréal relatif aux substances appauvrissant la couche d’ozone. Deux années plus tard le Bureau Ozone au sein de la Direction Générale de l’Environnement a vu le jour. Selon le point focal un travail important de sensibilisation des acteurs (décideurs, importateurs, distributeurs, frigoristes, douaniers et médias) et un renforcement du dispositif réglementaire et juridique. Quelques 520 techniciens frigoristes ont été formés sur la reconversion, récupération et recyclage des hydrocarbures et 472 douaniers formés sur l’identification et le contrôle des importations des SAO. Il y a eu la mise en place d’une association insulaire de frigoriste dans chacune des îles. Il y a eu un suivi régulier de la consommation nationale annuelle des SAO. En outre la mise en place d’un cadre de concertation opérationnel entre le BOC, les associations frigoristes et l’Ecole Nationale Technique et Professionnelle (Ouani/Anjouan). Toutes ces actions ont mené à la mise en conformité du pays par rapport aux engagements du Protocole de Montréal

 

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