Le début de la 17ᵉ réunion de la Conférence des Parties (COP 17) à la Convention sur la diversité biologique (CDB) s'est déroulé à Erevan, en Arménie, marquant une étape clé pour la gouvernance environnementale internationale. Deux grands moments ont structuré l'ouverture de cette rencontre mondiale.
Le premier fût le Sommet des dirigeants et l'adoption de la Déclaration d'Erevan. Organisé le 16 octobre, à la veille du lancement officiel des négociations, le Sommet des dirigeants sur la biodiversité visait à fixer l'orientation stratégique globale et à accélérer la mise en œuvre du Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal (GBF). Cet événement s'est conclu par l'adoption de la Déclaration d'Erevan, invitant le monde à Agir pour la nature, affirmant la lutte contre la perte de biodiversité comme une priorité mondiale absolue. Au cours de la matinée, plusieurs chefs d'État et de gouvernement se sont exprimés. Le Premier ministre arménien, Nikol Pashinyan, a présenté les enjeux environnementaux nationaux tels que la gestion de l'eau, la surpêche dans le lac Sevan et la lutte contre le braconnage. Le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a appelé à réorienter les subventions néfastes et à réformer l'architecture financière internationale au profit des pays en développement.
L'après-midi s'est articulé autour de deux tables rondes majeures sur Paix, sécurité et développement sur l’impact des conflits armés sur les écosystèmes et montré comment la diplomatie environnementale peut favoriser la paix et celle sur la Finance et Investissements verts animée par la Banque Mondiale qui a porté sur la réorientation des flux financiers, la création d’emplois durables et un accès plus équitable et prévisible aux financements environnementaux. Le dimanche 18 octobre a eu lieu la cérémonie officielle d'inauguration de la COP 17 à Erevan. Accompagnée de prestations culturelles, cette ouverture a rassemblé diplomates et ministres pour engager les travaux multilatéraux.
Les prises de parole ont mis en avant la nécessité d'un multilatéralisme fort en période de tensions géopolitiques. Astrid Schomaker, secrétaire exécutive de la CDB, a plaidé pour une conférence tournée vers des résultats concrets. Enfin, la Colombie et l'Arménie ont présenté la Coalition pour l'action en faveur du rétablissement des espèces menacées (CARES), qui vise à stopper l'extinction des espèces et à protéger la diversité génétique conformément à l'objectif 4 du GBF. Dans le cadre de cette COP les petits États insulaires, réunis notamment au sein de l'Alliance des petits États insulaires (AOSIS), placent au cœur de leurs revendications un accès direct, simplifié et prévisible aux financements pour la biodiversité, tout en appelant à une action d'urgence pour préserver les écosystèmes marins et les récifs coralliens face à la double crise du climat et de l'érosion de la nature.
Mmagaza
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